Nos prisons sont connues pour être des lieux où la violence fait souvent parler d’elle. Mais il arrive parfois que l’amour s’y installe. Une relation insolite et surtout interdite a été découverte il y a quelques jours à Baie-Mahault. Une psychologue et un détenu ont été surpris en pleine étreinte. Depuis la professionnelle a été suspendue.

Des surveillants pĂ©nitentiaires faisaient une ronde vendredi dernier lorsqu’ils sont tombĂ©s sur cette scène plutĂ´t originale. En ouvrant la porte d’une salle de cours situĂ©e dans la zone de semi-libertĂ©, les fonctionnaires ont surpris l’une des psychologues de l’établissement, en train d’embrasser avec passion un dĂ©tenu avec qui elle organisait soit disant une sĂ©ance thĂ©rapeutique.

L’information a bien sur été relayée à la direction, qui a pris depuis des mesures administratives à l’encontre de la professionnelle. Contractuelle en milieu carcéral depuis environ un an et demi, elle a fait l’objet d’une suspension. Car même si aucune violence n’a été constatée, les relations amoureuses entre personnel encadrant et prisonniers sont strictement prohibées à l’intérieur des murs. Selon nos informations, la femme aurait reconnu entretenir cette idylle depuis un certain temps.
Quant au dĂ©tenu impliquĂ©, il ne s’agirait pas d’un grand caĂŻd, mais d’un simple cambrioleur qui avait sĂ©vi au Moule, il purge une peine plutĂ´t lĂ©gère et devrait sortir prochainement. Cette affaire est, on l’imagine bien embarrassante pour l’administration pĂ©nitentiaire: quand un de ses agents censĂ© Ĺ“uvrer pour l’insertion, se prend d’amour pour un individu incarcĂ©rĂ©, il faut avouer que ça fait plutĂ´t dĂ©sordre.
RCI