Depuis trois jours, la tension ne redescend pas au coeur des Baumettes dites « historiques ». Dimanche, plusieurs dizaines de prisonniers du bâtiment B ont refusĂ©, un temps, de regagner leurs cellules après la promenade. Il a fallu l’intervention musclĂ©e des Éris (Équipes rĂ©gionales d’intervention et de sĂ©curitĂ©). Lundi, c’est cette fois dans un Ă©tage qu’une mini-mutinerie s’est dĂ©clenchĂ©e, et hier encore, nombre de dĂ©tenus ont bloquĂ© le retour de la cour de promenade pendant plusieurs heures… « Ça vire Ă  l’anarchie totale », insistait hier un dĂ©tenu du bâtiment B qui a contactĂ© La Provence. « MĂŞme les surveillants sont au bout du rouleau, et on les comprend, mais ce sont eux qui vont finir par morfler Ă  cause de leur direction. » C’est bien cela que redoutent les reprĂ©sentants du Syndicat pĂ©nitentiaire des surveillants (SPS), qui qualifient mĂŞme leurs collègues de potentiels « punching-balls ». Le SPS appelle Ă  une manifestation mardi prochain. « À la mi-mai, 600 dĂ©tenus – des prĂ©venus en attente de procès – ont Ă©tĂ© transfĂ©rĂ©s aux Baumettes 2, et depuis, la gestion des rendez-vous, celle de la cantine pour les dĂ©tenus (qui leur permet d’acheter aliments, boissons et cigarettes par exemple, Ndlr) et de la gestion des tĂ©lĂ©s ont Ă©tĂ© confiĂ©es Ă  des entreprises privĂ©es, assure un syndicaliste. Mais rien n’est organisĂ©, alors nous exigeons la mise en place immĂ©diate d’un groupe de travail. On en est au point oĂą parfois deux surveillants gèrent un bâtiment entier… Rien n’Ă©tait prĂŞt, cette ouverture de Baumettes 2 est pour l’instant un dĂ©sastre. »

La Provence

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