🇫🇷 Francis Dorffer: Un multirĂ©cidiviste Ă  l’origine de la prise d’otage

Quelques Ă©lĂ©ments ont Ă©tĂ© communiquĂ©s ce lundi matin matin sur les circonstances de la prise d’otage Ă  la centrale d’Ensisheim et sur la personnalitĂ© de l’un des preneurs d’otage.
Selon le dĂ©lĂ©guĂ© pĂ©nitentiaire FO, le gardien âgĂ© de 33 ans a Ă©tĂ© retenu en otage par trois dĂ©tenus dimanche en dĂ©but de soirĂ©e, au moment du repas. L’un des preneurs d’otage aurait dĂ©robĂ© les clĂ©s du gardien et ouvert la cellule de deux autres dĂ©tenus, a appris un journaliste des DNA. 
Le surveillant a été libéré à 05H50, pris en charge par les pompiers pour recevoir des soins d’ordre psychologique et les prisonniers ont été aussitôt placés en garde à vue.
Sans nouvelle du collègue pendant six heures
Selon le dĂ©lĂ©guĂ© FO, cette prise d’otage a Ă©tĂ© particulièrement « anxiogène ». « Nous sommes restĂ©s sans nouvelle de notre collègue pendant six heures, jusqu’Ă  2h du matin », a expliquĂ© le syndicaliste.

Lors d’un point presse ce matin, le prĂ©fet du Haut-Rhin n’a donnĂ© aucun Ă©lĂ©ment sur l’identitĂ© des trois preneurs d’otage.
On a appris cependant, par ailleurs, que le principal auteur Ă©tait connu pour des faits identiques.
Le principal auteur avait demandé son incarcération à Ensisheim
Il s’agit de Francis Dorffer qui en Ă©tait Ă  sa cinquième prise d’otage de gardien de prison. «A chaque fois qu’il rĂ©alise une prise d’otage, il obtient ce qu’il veut, la dernière fois c’était justement pour obtenir son incarcĂ©ration Ă  Ensisheim, pour ĂŞtre plus près de sa famille», a poursuivi le dĂ©lĂ©guĂ© syndical qui a prĂ©cisĂ© ignorer «quelles Ă©taient ses revendications cette fois-ci».

Francis Dorffer est aux yeux des personnels de l’administration pénitentiaire le «champion de la prise d’otage carcérale». De fait, en 2006 il a retenu une psychiatre à la prison de Nancy, en 2009 un surveillant à Clairvaux (Côte d’Or), en 2010 un psychiatre à la Santé (Paris) et en 2011 un gardien à Poissy (Yvelines).
Le procureur de Colmar a précisé que la gendarmerie et notamment le GIGN ainsi qu’une équipe ERIS (la force d’intervention de l’administration pénitentiaire), qui avaient été dépêchés d’urgence, n’ont pas eu à faire usage de la force pour obtenir la reddition des preneurs d’otage.
L’alsace

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