14 h, ce mardi. Un homme de 33 ans doit comparaître pour violences et menaces de mort sur sa conjointe et rébellion.
Près de 3 heures d’attente
Problème, à l’heure de l’audience, les magistrats sont là, les avocats aussi mais pas de prévenu dans le box. « Il y a un problème d’escorte, on ne sait pas quand il va arriver », annonce la greffière.
La salle est dans la pénombre, chacun fait les cent pas dans les couloirs. 15 h 30, le tribunal choisit d’attendre. Le détenu est toujours au centre pénitentiaire. En coulisses, le parquet, les avocats multiplient les appels.
La gendarmerie Ă  la rescousse
À 16 h 30, lueur d’espoir : « La gendarmerie va prendre en charge le prévenu », informe la greffière. L’audience débutera finalement à 16 h 45. Une attente peu propice aux échanges posés.
Le parquet s’en agace : « Lors de son discours de rentrée, la procureur générale avait évoqué le fiasco judiciaire et le manque de moyens. Le transfert de la compétence des escortes est calamiteux »
« Tout le monde n’a pas joué le jeu »
« Aujourd’hui l’administration pénitentiaire n’a pas su mettre les moyens et les forces intérieures n’ont pas joué le jeu. Les instances judiciaires ont encore déployé une énergie incroyable », poursuit Emmanuel Razouz qui n’est pas contredit par le président.
Faute d’extraction, le détenu aurait pu être remis en liberté. D’où l’attente des juges qui s’exaspèrent. Finalement, le jugement a bien été rendu: 18 mois de prison dont 12 mois avec sursis.
Ouest France

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