La moitiĂ© des gardiens inscrits au tableau de service du matin et les trois-quarts de ceux de l’aprĂšs-midi ont prĂ©sentĂ© un arrĂȘt de travail ce samedi, a expliquĂ© Laurens Maffre (UFAP), au nom de l’intersyndicale, prĂ©cisant que des cadres et du personnel avaient Ă©tĂ© rappelĂ©s pour faire fonctionner l’Ă©tablissement rĂ©servĂ© aux condamnĂ©s. 
« Ça fait un an qu’on essaye d’alerter. On multiplie les heures supplĂ©mentaires tous les mois, quarante, soixante, et mĂȘme quatre-vingts pour certains agents », a affirmĂ© Ă  l’AFP un gardien et syndicaliste de Muret, qui a souhaitĂ© garder l’anonymat.

« Les gars n’en peuvent plus. Ils ont des difficultĂ©s dans leur vie familiale. Ils sont en situation de burn-out », a-t-il ajoutĂ©, estimant que ce mouvement « pourrait s’amplifier ».  

Les nouveaux parloirs sont plus grands et nĂ©cessitent plus de monde pour les surveiller. Or le centre est dĂ©jĂ  « à moins 13 agents », selon Laurens Maffre, prĂ©cisant qu’en plus, des UnitĂ©s de vie familiale sont prĂ©vues et qu’elles aussi nĂ©cessiteront du personnel supplĂ©mentaire.  
    « On a rĂ©ussi Ă  repousser l’ouverture au mois de septembre », a reconnu Laurens Maffre. Mais ces unitĂ©s, qui seront ouvertes exclusivement le weekend, risquent selon lui d’ajouter encore plus d’heures au personnel. 

    Le centre de dĂ©tention de Muret reçoit des condamnĂ©s Ă  des peines supĂ©rieures Ă  trois ans. Il compte 650 dĂ©tenus pour 170 agents pĂ©nitentiaires. La direction de l’administration pĂ©nitentiaire n’a pu ĂȘtre jointe samedi par l’AFP.

Bfm

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