đŸ‡«đŸ‡· Meaux-Chauconin. 19 nouveaux surveillants pour pallier le manque d’effectifs

Ils ont prĂȘtĂ© serment jeudi aprĂšs-midi dans une salle du Palais de justice de Meaux, devant le prĂ©sident du Tribunal de grande instance et la procureure. Des renforts bienvenus pour cet Ă©tablissement oĂč travaillent 210 agents chargĂ©s de surveiller 960 dĂ©tenus.
Dimitri en rĂȘve depuis qu’il est petit. C’est dĂ©sormais une rĂ©alitĂ©. Ce jeune homme de 22 ans a prĂȘtĂ© serment, jeudi aprĂšs-midi, pour devenir surveillant pĂ©nitentiaire.
C’est au cours d’une cĂ©rĂ©monie trĂšs officielle, organisĂ©e au palais de justice de Meaux, qu’il a levĂ© la main. A ses cĂŽtĂ©s : 18 femmes et hommes ĂągĂ©s de 20 Ă  41 ans, sortis de l’Ecole nationale d’administration pĂ©nitentiaire, implantĂ©e Ă  Agen (Lot-et-Garonne), oĂč ils ont passĂ© huit mois.

« Vous ĂȘtes l’aboutissement des dĂ©cisions que nous prenons au niveau pĂ©nal », a rappelĂ© la procureure Dominique Laurens, qui a soulignĂ© « le respect des magistrats du parquet » pour leur travail. Quant au prĂ©sident du Tribunal de grande instance, Bertrand Menay, il est revenu sur leurs droits et devoirs, en Ă©voquant le code de dĂ©ontologie de l’administration pĂ©nitentiaire.

Le directeur de la prison de Meaux-Chauconin Pascal Bruneau assistait à la prestation de serment de cette promotion : « Ils sont en stage de pré-affectation à Meaux-Chauconin depuis deux semaines ».
Une bonne nouvelle pour cette prison, qui souffre d’un sous-effectif en personnel. « Il manque encore 30 ou 40 surveillants. Nous sommes dans une situation critique », estime d’ailleurs David Deruelle, du syndicat Force ouvriĂšre.

Actuellement, 210 agents travaillent auprĂšs de 960 hommes dĂ©tenus, hĂ©bergĂ©s dans deux maisons d’arrĂȘt, un centre dĂ©tention, un quartier arrivants et un quartier nouveau concept. « A l’issue du classement, j’avais choisi cette prison car j’en avais entendu du bien », sourit Dimitri, pressĂ© d’ĂȘtre sur le terrain.


Le Parisien