Ils ont prêté serment jeudi après-midi dans une salle du Palais de justice de Meaux, devant le président du Tribunal de grande instance et la procureure. Des renforts bienvenus pour cet établissement où travaillent 210 agents chargés de surveiller 960 détenus.
Dimitri en rêve depuis qu’il est petit. C’est désormais une réalité. Ce jeune homme de 22 ans a prêté serment, jeudi après-midi, pour devenir surveillant pénitentiaire.
C’est au cours d’une cérémonie très officielle, organisée au palais de justice de Meaux, qu’il a levé la main. A ses côtés : 18 femmes et hommes âgés de 20 à 41 ans, sortis de l’Ecole nationale d’administration pénitentiaire, implantée à Agen (Lot-et-Garonne), où ils ont passé huit mois.

« Vous êtes l’aboutissement des décisions que nous prenons au niveau pénal », a rappelé la procureure Dominique Laurens, qui a souligné « le respect des magistrats du parquet » pour leur travail. Quant au président du Tribunal de grande instance, Bertrand Menay, il est revenu sur leurs droits et devoirs, en évoquant le code de déontologie de l’administration pénitentiaire.

Le directeur de la prison de Meaux-Chauconin Pascal Bruneau assistait à la prestation de serment de cette promotion : « Ils sont en stage de pré-affectation à Meaux-Chauconin depuis deux semaines ».
Une bonne nouvelle pour cette prison, qui souffre d’un sous-effectif en personnel. « Il manque encore 30 ou 40 surveillants. Nous sommes dans une situation critique », estime d’ailleurs David Deruelle, du syndicat Force ouvrière.

Actuellement, 210 agents travaillent auprès de 960 hommes détenus, hébergés dans deux maisons d’arrêt, un centre détention, un quartier arrivants et un quartier nouveau concept. « A l’issue du classement, j’avais choisi cette prison car j’en avais entendu du bien », sourit Dimitri, pressé d’être sur le terrain.


Le Parisien