Dimanche, à 7 h 30, lors de la distribution du petit-déjeuner au quartier disciplinaire de de la prison de Perpignan, un détenu a forcé le passage de sa cellule en poussant le chariot d’eau chaude sur le surveillant puis il s’est dirigé vers la grille palière, pensant pouvoir s’enfuir.
Mais, la grille étant fermée, il est resté bloqué et le surveillant responsable du secteur a voulu le réintégrer dans sa cellule. Le forcené lui a alors décoché trois coups de poing au visage. Les deux surveillants en poste sur ce secteur ont immédiatement réagi et, malgré une pluie de coups et de cris, ils ont pu maîtriser le délinquant. Le détenu en question était précisément emprisonné pour violences sur dépositaire de la force publique…

Résultat de ce déchaînement de fureur, le premier surveillant a dû être conduit aux urgences, et un autre gardien a été blessé à la main. Déjà, trois semaines auparavant, la première surveillante avait reçu le repas d’un résident de ce même quartier disciplinaire en pleine figure… Le syndicat Ufap-Unsa demande que faudrait que « notre gouvernement remette en place les sanctions disciplinaires de 45 jours de QD pour violences sur personnel (30 jours à l’heure actuelle) ».
FO pour sa part rappelle qu’un « mouvement national est prévu le 27 juin sur tout le territoire ayant pour but de sensibiliser les concitoyens sur la dureté du travail et des conditions pour les personnels ». De plus hier matin, les surveillants ont retardé leur prise de service d’une demi-heure pour attirer l’attention sur cette agression de trop.
L’indĂ©pendant