Dimanche 18 juin, il est 16h15 Ă  la maison d’arrĂŞt de Grasse. Une odeur de fumĂ©e, en provenance du 2ème Ă©tage, alerte les surveillants des mineurs qui prĂ©viennent leurs collègues concernĂ©s. Une Ă©quipe de cinq agents est alors constituĂ©e pour intervenir au plus vite.Munis d’appareils respiratoires isolants, ils pĂ©nètrent dans la cellule après avoir aĂ©rĂ© le couloir pour Ă©vacuer les fumĂ©es et refroidir la porte brĂ»lante. Ă€ l’intĂ©rieur, trois foyers allumĂ©s sont repĂ©rĂ©s par les surveillants.

L’occupant de la cellule, un Cagnois de 42 ans, est quant Ă  lui assis sur le rebord de la fenĂŞtre. Suffoquant, il cherche de l’air. Noir de suie et brĂ»lĂ© au deuxième degrĂ©, il est secouru par les surveillants qui le passent sous la douche avant de l’emmener Ă  l’hĂ´pital Clavary oĂą il se trouve toujours.
Les motifs de cet incendie volontaire? Le condamnĂ©, toxicomane notoire, rĂ©clamait un traitement mĂ©dicamenteux. « Si les agents Ă©taient intervenus plus tard, il n’aurait pas survĂ©cu », explique HervĂ© Segaud, secrĂ©taire local du syndicat FO de la prison.
Nice Matin