đŸ‡«đŸ‡·Villefranche-sur-SaĂŽne: L’affaire du drone aboutit Ă  une amende de 600€

L’affaire du drone, retrouvĂ© le 17 mars dernier en partie calcinĂ© dans une cour de la maison d’arrĂȘt de Villefranche, restera un mystĂšre. Dans le cadre de l’enquĂȘte pour « survol d’une zone interdite » qui a Ă©tĂ© ouverte par la sĂ©curitĂ© publique du RhĂŽne, deux Caladois et un GleizĂ©en, ĂągĂ©s entre 21 et 28 ans, ont bien Ă©tĂ© convoquĂ©s, ce mercredi, devant le tribunal correctionnel. Mais pour le simple motif d’une « communication non autorisĂ©e avec un dĂ©tenu par une personne se trouvant Ă  l’extĂ©rieur de l’établissement ». Autrement dit pour « parloir sauvage ».
Les suspects, tous dĂ©jĂ  bien connus de la justice, ont Ă©tĂ© interpellĂ©s Ă  leur domicile plusieurs jours aprĂšs la constatation des faits. Les enquĂȘteurs ont fait le rapprochement avec un contrĂŽle d’identitĂ© effectuĂ© par la BAC (brigade anticriminalitĂ©) peu avant la dĂ©couverte de l’appareil. Les images de la vidĂ©osurveillance de la municipalitĂ© montrent, en effet, les trois individus mis en cause en train de regarder en l’air et de manipuler un objet entre leurs mains.
Aussi importants soient-ils, ces faisceaux de prĂ©somption ne se sont pas confirmĂ©s lors de la garde Ă  vue des jeunes hommes, qui ont niĂ© toute implication au sujet de la prĂ©sence du drone. Alors que faisaient-ils, Ă  23 h 30, Ă  proximitĂ© de la maison d’arrĂȘt ? Selon leurs dĂ©clarations, ils marchaient depuis la porte de Belleville. ArrivĂ©s Ă  hauteur de la prison, ils ont entendu crier un dĂ©tenu et ils lui ont rĂ©pondu en criant Ă  leur tour. Une communication s’est Ă©galement mise en place via la lumiĂšre de leurs tĂ©lĂ©phones portables. « Aucun d’eux n’était tactile », prĂ©cise leur avocat, de façon Ă  dĂ©montrer l’impossibilitĂ© matĂ©rielle pour ses clients de piloter un drone. Faute d’autres Ă©lĂ©ments Ă  charge, les trois prĂ©venus ont donc Ă©tĂ© jugĂ©s et condamnĂ©s pour « parloir sauvage » Ă  600 € d’amende.

Le Progres