A l’occasion de la signature d’une convention destinĂ©e Ă  dĂ©velopper la bibliothèque de la maison d’arrĂŞt, la direction de la maison d’arrĂŞt avait organisĂ© une visite des lieux. Si tout n’est pas encore prĂŞt, les choses avancent Ă  grand pas.Face Ă  l’imposante stature de la maison d’arrĂŞt, la porte d’entrĂ©e des visiteurs paraĂ®t toute petite.

Une porte qui ressemble à toutes les autres. Ou presque. Le pas franchi, on distingue un système de contrôles aux rayons X et un détecteur de métaux. Avant de véritablement entrer dans l’enceinte de la prison, on pénètre par un sas de sécurité avec tourniquets.
« Cela nous permet de comptabiliser les entrées et sorties », explique un agent pénitentiaire.
Le dispositif n’est pas encore complètement fonctionnel. Les choses se mettent en place doucement. Mais sûrement. Les postes de gardes sont progressivement investis par du personnel en tenue.
« Tout s’organise petit à petit, lance Claire Doucet, directrice de la maison d’arrêt de Draguignan. Il y a encore quelques réglages, mais le gros de la structure est fonctionnel. Dès janvier, nous allons accueillir les premiers détenus. Ils seront 300 à 320 d’ici mars. Nous allons démarrer doucement. » On prend la direction du quartier des arrivants où sont reçus les détenus dans un premier temps. On traverse une grande cour.
Un drapeau de la République flotte, entouré par quelques oliviers. Le sol est blanc. Les murs des bâtiments également. De quoi être littéralement ébloui, au sens premier du terme. On arrive face à la porte de détention.
« Pour nous, elle est symbolique, explique Alexis Hattinguais, directeur des services pénitentiaires (DSP) adjoint détaché notamment aux questions socioculturelles. Derrière, c’est la zone de détention. »
Ă€ l’issue de la visite, l’un des surveillants pĂ©nitentiaires lançait : « Visiter une prison de l’intĂ©rieur permet de casser les codes et l’imaginaire que l’on peut en avoir. » Sortis des quartiers de dĂ©tention, les visiteurs pouvaient difficilement le contredire. 

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