C’est dans le cadre d’une affaire traitée en comparution immédiate que la défense a pu faire le procès de l’administration pénitentiaire de Villefranche-sur-Saône.
C’est a priori une banale affaire de faits de violence et de rébellion au sein d’une administration pénitentiaire. Mais la défense y a vu l’occasion de tirer à boulets rouges sur la prison de Villefranche-sur-Saône.
Le prévenu, un jeune détenu 19 ans, s’est présenté à la suite d’une bagarre qui a eu lieu le 4 juillet dernier et a fait des blessés, notamment parmi les surveillants. L’un a été mordu au poignet, l’autre est victime d’une déchirure du lobe de l’oreille droite.
Le prévenu s’est défendu en avançant ne pas avoir lancé la bagarre mais avoir opposé une « simple résistance » à la violence des surveillances, indique le Progrès. À l’annonce d’un possible emprisonnement supplémentaire de 12 mois avec mandat de dépôt, l’avocate du prévenu, révoltée, en a profité pour vivement critiquer la prison.
Critiquant le manque de caméras et les conditions « déplorables » d’emprisonnement, cette dernière a réclamé la relaxe de son client pour des faits de violences volontaires ainsi que son transfert dans un autre établissement.
Visiblement embêté de la tournure du débat, le tribunal a prononcé la relaxe du prévenu pour les faits de violences commis le 4 juillet, mais a condamné le prévenu à 6 mois de prison pour des faits similaires dans deux affaires différentes.
Lyon Mag