Vendredi 7 juillet 2017, un homme de 47 ans devait être jugé en comparution immédiate à Lisieux (Calvados) pour des violences commises sur sa mère à Deauville. Son procès n’a pas eu lieu.En prison depuis la veille, suite à une décision du juge des libertés et de la détention, le prévenu n’a pas été extrait de la maison d’arrêt, faute d’escorte assurée par l’administration pénitentiaire. « Ni les agents pénitentiaires ni la gendarmerie n’ont pu assurer son extraction. Et il ne souhaite pas comparaître par visioconférence » a constaté la présidente du tribunal, Adeline Guérin, mise devant le fait accompli.

Les problèmes d’extraction de détenu se multiplient en France depuis le transfert de cette mission, autrefois assurée par la police et la gendarmerie, à l’administration pénitentiaire.

Le parquet dénonce une « inaction administrative »

Une situation dénoncée par le substitut du procureur, Christophe Bogliolo : « L’inaction administrative place notre juridiction dans l’incapacité de juger un homme que le parquet estime dangereux ».
Conformément aux textes en vigueur dans ce cas précis, le tribunal a donc ordonné la remise en liberté immédiate du prévenu. Le procès a été renvoyé au 9 août 2017. Placé sous contrôle judiciaire, le Deauvillais n’a pas le droit d’entrer en contact avec la victime et de s’approcher de son domicile au moins jusqu’à son jugement.

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