Le 12 octobre dernier, M. D., Douaisienne de 26 ans, est venue rendre visite à son frère, incarcéré à la maison d’arrêt de Douai. « Quelque temps avant, j’avais trouvé que mon frère n’était pas bien. Je pensais que ça lui aurait fait du bien, un peu de cannabis. » Voilà comment le détenu a été pris avec 2,6 g de résine de cannabis en regagnant sa cellule. « Donner du cannabis à un détenu, ça n’a jamais rendu service », cingle la substitut du procureur Coralie Cousty.Du canabis pour dormir
D’autant que M. D. ne lui avait pas donné que ça au parloir. Au cours de la fouille, les surveillants ont également découvert 150 € en liquide. Ce n’était pas prévu, selon M. D. : « C’est de l’argent que j’avais dans ma poche, je lui ai donné en passant le cannabis mais je ne m’en suis rendu compte qu’après ». Vrai ou pas, la sœur, qui avait déjà été condamnée pour vol et outrages, a aussi dû justifier pourquoi la police a retrouvé près de cinq grammes de cannabis et une broyeuse chez elle : « C’était pour ma consommation. Comme mon médecin ne voulait pas me donner de médicament pour dormir, j’ai pris du cannabis. » Mauvaise idée : ce n’est pas remboursé et ça coûte très cher.
Que signifie la peine ?
M. D. a 70 heures de travail d’intérêt général à effectuer dans un délai de dix-huit mois. Si elle ne les fait pas, elle aura deux mois de prison ferme à purger. Elle doit aussi payer une amende de 100 €.
La voix du nord

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