đŸ‡«đŸ‡· Parti lutter contre les feux de forĂȘt sans l’aval de sa hiĂ©rarchie, un surveillant sanctionnĂ© đŸ”„

Pompier volontaire et surveillant au centre pĂ©nitentiaire d’AnnƓullin, le fonctionnaire a Ă©tĂ© appelĂ© courant juillet pour rejoindre la colonne de secours partie supplĂ©er les pompiers des Bouches-du-RhĂŽne, accaparĂ©s par les feux de forĂȘt. Contre l’avis de sa hiĂ©rarchie, cet homme habitant Ă  Carvin, a prĂ©fĂ©rĂ© Ă©couter son devoir.

« La direction de l’établissement invoque la nĂ©cessitĂ© de service alors qu’à l’heure oĂč il a fait sa demande par tĂ©lĂ©phone, le service des agents Ă©tait fermĂ©. Par quelle magie pouvait-elle connaĂźtre l’état des effectifs ? J’ajoute qu’actuellement le centre pĂ©nitentiaire subit un taux trĂšs bas d’absentĂ©isme et profite d’un renfort d’élĂšves en formation », pointe un syndicaliste FO du centre pĂ©nitentiaire.
Retenue sur salaire
Le surveillant a fait l’objet d’une audience disciplinaire diligentĂ©e par sa hiĂ©rarchie. Il s’est vu sanctionnĂ© de six journĂ©es de retenue salariale. « La sixiĂšme retenue concerne la journĂ©e du premier juillet, au cours de laquelle, mon collĂšgue avait reçu l’accord de son supĂ©rieur pour rentrer chez lui aprĂšs un dommage domestique », ajoute le syndicaliste. Pour lui, son collĂšgue subit une sorte de harcĂšlement.
« MalgrĂ© des qualitĂ©s professionnelles reconnues par ses collĂšgues, et un bon relationnel avec ses collĂšgues et la hiĂ©rarchie, il a Ă©tĂ© mutĂ© du quartier des dĂ©tenus violents pour reprendre un service classique. » Le reprĂ©sentant FO dĂ©nonce Ă©galement les textes de loi en vigueur qui « ne stipulent pas clairement la notion d’urgence pour les sapeurs-pompiers volontaires exerçant dans la fonction publique. »
« Il est parti malgrĂ© l’avis nĂ©gatif de sa hiĂ©rarchie alors qu’il avait fait une demande tardive »
Du cĂŽtĂ© de l’administration pĂ©nitentiaire, on ne voit pas les choses de la mĂȘme maniĂšre : « La dĂ©cision de son changement de poste est intervenue bien avant cet incident. Concernant les retenues sur salaire, il ne s’agit pas d’une sanction administrative. Il est parti malgrĂ© l’avis nĂ©gatif de sa hiĂ©rarchie alors qu’il avait fait une demande tardive. Il a quittĂ© son service cinq jours. ConsĂ©quence : ces cinq jours ne lui ont pas Ă©tĂ© payĂ©s. »
La voix du nord

3 Commentaires

  1. C’est la hiĂ©rarchie qu il faut sanctionner quand elle n a que faire de ce genre de situation et que l’absence est justifiĂ©e
    J espĂšre que cet agent ira aux prud’hommes pour faire rĂ©tablir ses droits et que la hiĂ©rarchie sera Ă  son tour sanctionnĂ©e pour son imbecilite

  2. Ces directeurs/directrices d’Ă©tablissement dĂ©cĂ©rĂ©brĂ©s et incompĂ©tents sont vraiment d’une stupiditĂ© dĂ©concertante. Ils sont bien contents de voir les pompiers arriver quand des dĂ©tenus mettent le feu aux Ă©tablissements qu’ils essaient de diriger. Tout mon soutien Ă  ce surveillant qui s’investit pour une cause noble et d’utilitĂ© publique. On devrait lancer une collecte pour compenser ses jours non payĂ©s. La solidaritĂ© face Ă  la stupiditĂ©

  3. Je croyais qu il y avait des ententes entre les deux ministĂšres .
    C est curieux.

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