Un homme de 20 ans s’est pendu dans sa cellule de la prison des Baumettes, Ă  Marseille, le 10 aoĂ»t. Souffrant de troubles psychiatriques et reconnu handicapĂ©, il ne pouvait rester sans son père. La famille a dĂ©cidĂ© de porter plainte pour homicide involontaire.Bilel E. a Ă©tĂ© placĂ© en garde Ă  vue le 7 aoĂ»t et dĂ©fĂ©rĂ© en comparution immĂ©diate pour des faits d’outrage, de rĂ©bellion et d’apologie du terrorisme. Le tribunal correctionnel, dans l’attente d’une expertise psychiatrique, a placĂ© le jeune homme, handicapĂ© et souffrant de troubles psychiatriques, en dĂ©tention provisoire Ă  la maison d’arrĂŞt des Baumettes, Ă  Marseille. Trois jours après, il est retrouvĂ© mort, pendu dans sa cellule. 
Depuis, sa famille s’interroge. « Comment l’Ă©tat de santĂ© de leur fils a-t-il pu ĂŞtre dĂ©clarĂ© compatible avec une garde Ă  vue et une incarcĂ©ration? » « A-t-il bĂ©nĂ©ficiĂ© dès son arrivĂ©e en dĂ©tention d’une prise en charge adaptĂ©e Ă  son Ă©tat de santĂ© psychiatrique et Ă  ses nombreuses tentatives de suicide antĂ©rieures? », relaie leur avocat, Me JĂ©rĂ´me Pouillaude. Un certificat mĂ©dical, prĂ©sent dans son dossier, atteste que Bilel E. ne pouvait rester sans son père. 
Une plainte va ĂŞtre dĂ©posĂ©e en dĂ©but de semaine pour « homicide involontaire » et une enquĂŞte prĂ©liminaire a Ă©tĂ© ouverte, rapporte La Provence. « La famille refuse, et je partage naturellement sa volontĂ©, que l’affaire soit enterrĂ©e et que l’on fasse comme si tout cela Ă©tait un drame inĂ©vitable. Ils considèrent Ă©galement que la façon dont ils ont Ă©tĂ© avisĂ©s du dĂ©cès de leur garçon a Ă©tĂ© très cavalière », insiste l’avocat. 
Nice matin