đŸ‡«đŸ‡· Maubeuge: Un dĂ©tenu condamnĂ© pour avoir menacĂ© de tuer deux surveillants

Il rĂ©pond par des phrases courtes, sans filtre. Pascal Menesguen, originaire de Rouen, comparaĂźt ce vendredi aprĂšs-midi devant le tribunal d’Avesnes-sur-Helpe, pour (entre autres) avoir insultĂ© et menacĂ© de mort deux surveillants pĂ©nitentiaires. L’un d’entre eux est prĂ©sent dans la salle. Les faits datent du dĂ©but d’annĂ©e. Tout a commencĂ© par une vitre fendue Ă  l’aide d’un balais dans la salle d’activitĂ©s. Ce qui a valu au prĂ©venu d’ĂȘtre dĂ©classĂ©. Au sein de la maison d’arrĂȘt, il Ă©tait jusqu’alors auxiliaire, c’est-Ă -dire qu’il travaillait pour l’administration pĂ©nitentiaire. « Ça ne plaisait pas Ă  certains », explique Pascal Menesguen, visant directement des fonctionnaires. Les insultes ont fusĂ© les 16 janvier et 10 fĂ©vrier Ă  coups de « Je vais te tuer
 ». « Ils savaient qu’en me titillant, je partirais au quart de tour », se dĂ©fend le prĂ©venu. Et d’ajouter : « Ça aurait pu aller plus loin s’il n’y avait pas eu la porte entre nous. » « Jusqu’oĂč ? », l’interroge alors la prĂ©sidente Stricker. « Plus haut. »
« Quelqu’un de dĂ©terminĂ©, qui ne regrette rien »
Pour autant, Pascal Menesguen, qui assume tout, ne s’estime pas violent. « On est face Ă  quelqu’un de dĂ©terminĂ©, qui ne regrette rien », appuie Me Szafran, avocat de la partie civile. Son casier judiciaire ne plaide pas en sa faveur : 14 mentions, dont cinq condamnations pour des faits de violences.
« C’est un profil trĂšs inquiĂ©tant, selon le procureur Sauvage, rappelant la dĂ©couverte d’un pied de table dissimulĂ© sous son matelas. Je n’ai pas envie de le voir sortir (sa sortie est fixĂ©e au 14 septembre). C’est quelqu’un d’hyper nerveux et impulsif. » Il requiert une peine de 18 mois de prison, dont quatre assortis du sursis et mise Ă  l’épreuve pendant deux ans avec mandat de dĂ©pĂŽt. Ainsi qu’une obligation de travail et de soins psychologiques. Peine disproportionnĂ©e pour l’avocat de la dĂ©fense, Me Van Cauwenberge. « Quatorze mois, je vais essayer de m’en remettre ! (
) S’il Ă©tait fou furieux, il ne serait jamais devenu auxiliaire, un poste de confiance. » L’avocat du prĂ©venu fait Ă©tat du comportement jusqu’alors irrĂ©prochable de son client tout en demandant au tribunal de « s’extraire de ce dossier pour donner une peine juste ».
AprĂšs en avoir dĂ©libĂ©rĂ©, le tribunal l’a condamnĂ© Ă  dix mois d’emprisonnement avec mandat de dĂ©pĂŽt.
La voix du nord