«Tout entre ou presque…» MĂŞme excessif, l’amer constat de ce surveillant souligne le flux des objets divers et variĂ©s remis aux dĂ©tenus depuis l’extĂ©rieur. Les mĂ©thodes sont nombreuses, les parades compliquĂ©es.

Un produit livrĂ© par drone, en moins de trente minutes. C’est le projet auquel travaille de longue date Amazon. En France, de manière certes artisanale mais avec une efficacitĂ© avĂ©rĂ©e, certains ont devancĂ© le gĂ©ant amĂ©ricain de la vente en ligne. Le 15 aoĂ»t, en pleine journĂ©e, un engin perfectionnĂ© s’est posĂ© dans la cour de promenade du centre pĂ©nitentiaire de Valence (DrĂ´me), cĂ´tĂ© maison d’arrĂŞt. En un clin d’oeil, les dĂ©tenus ont escamotĂ© la livraison. Le drone, lui, a terminĂ© dans les mains des surveillants. «A son bruit caractĂ©ristique, on l’a entendu approcher, raconte l’un d’eux. Mais c’est allĂ© tellement vite que tout ce qu’on a pu faire, c’est le saisir après coup.»
Ă€ la recherche d’une parade efficace
L’engin coĂ»te autour de 1 000 €. A ce tarif-lĂ , les fabricants promettent une liaison parfaite entre la camĂ©ra embarquĂ©e et le pilote, lequel peut commander la machine jusqu’Ă  plusieurs kilomètres de distance. «Vu le prix, il ne s’est pas dĂ©placĂ© pour rien, fulmine un reprĂ©sentant local du syndicat Ufap-Unsa. On aime Ă  penser qu’il a livrĂ© de la drogue, mais il peut très bien s’agir aussi d’armes ou d’explosifs.»
Une semaine plus tard…lire la suite