đŸ‡«đŸ‡· La prison est-elle un asile de fous ?

S’il existe aujourd’hui en prison des personnes souffrant de troubles psychiatriques et que, dans le mĂȘme temps, la prison produit des malades mentaux : devons-nous choisir entre soigner et punir ou avons-nous les moyens de faire les deux ?
Le ministre de l’IntĂ©rieur a-t-il sous-estimĂ© la rĂ©action des psychiatres ?
En proposant Ă  ces derniers d’aider les autoritĂ©s Ă  parer la ‘’menace terroriste individuelle’’, GĂ©rard Collomb s’est mis Ă  dos une partie de la profession. ‘’La compĂ©tence des psychiatres n’est pas d’ĂȘtre des fonctionnaires de police’’ Ă©crit notamment l’Union syndicale de la psychiatrie.
En revanche, une rĂ©elle coopĂ©ration existe avec les professions de Justice. Le rĂŽle des experts psychiatres est dĂ©terminant dans les procĂšs d’assises. Le sort des prĂ©venus dĂ©pend, en partie, de leurs conclusions.
Mais en partie seulement Ă  en juger par le constat dressĂ© par l’Observatoire international des prisons. Selon l’OIP, plus de 20 % des personnes incarcĂ©rĂ©es en France sont atteintes de troubles psychotiques. Un constat corroborĂ© par un rapport rendu cet Ă©tĂ© par le ContrĂŽleur gĂ©nĂ©ral des lieux de privation de libertĂ©, Ă  propos d’un centre pĂ©nitentiaire dans l’Aisne : rapport selon lequel une large majoritĂ© des dĂ©tenus relevaient de l’hĂŽpital psychiatrique.
Est-ce Ă  dire que la justice envoie en dĂ©tention des personnes qui devraient ĂȘtre hospitalisĂ©es ?
‘’La prison est-elle un asile de fous ?’’
France culture