La surveillante avait introduit des stupéfiants, de l’alcool et des téléphones dans la prison de Brest. Son amant, un détenu qui purgeait une peine de 25 ans, pour des viols, bénéficiaient des largesses de sa maîtresse. Cet après-midi, la cour d’appel s’est montrée plus clémente que le tribunal correctionnel de Brest.
La cour d’appel de Rennes a rendu en début d’après-midi son arrêt concernant l’affaire de corruption et de stupéfiants, impliquant une surveillante de la prison de Brest et de son amant. L’ancienne fonctionnaire, interdite définitivement de fonction publique, a été condamnée à trois ans de prison dont un avec sursis.
Ă€ Brest, les magistrats lui avaient infligĂ© une peine de 4 ans dont deux avec sursis. Elle pourra purger sa peine avec le bracelet Ă©lectronique. 

Son amant avait écopé d’une peine de 3 ans d’emprisonnement à Brest. La cour d’appel a réduit la sanction à deux ans ferme.
La surveillante était tombée amoureuse du détenu qu’elle devait surveiller. Durant un peu plus d’un mois, entre fin 2012 et début 2013, l’ancienne fonctionnaire a introduit du cannabis en détention, une quantité évaluée à 300 g, des bouteilles de l’alcool et des téléphones. La police judiciaire l’avait interpellée en flagrant délit.

La drogue était ensuite revendue dans la prison de L’Hermitage où un réseau s’était constitué. L’amant a été transféré à la prison pour délinquants sexuels de Caen (Calvados).
Ouest france