Yannick Titouni, 32 ans, est un drôle d’évadé. Il n’a pas fallu déployer de gros moyens pour l’interpeller. Au contraire, c’est lui qui a frappé à la porte de la maison d’arrêt d’Amiens, lundi 4 novembre, à 19 h 50, pour demander à être incarcéré ! Six jours plus tôt, il avait bénéficié d’une permission de sortie du centre de détention de Béziers (Hérault), où il purge une peine pour violences, et où il devait rentrer le 4, à 18 heures.
Une explication s’impose, qu’il fournit bien volontiers : « À Béziers, ma vie est en danger. Je suis maltraité. Je suis obligé de rester seul. Là-bas, pourtant, je ne vais pas dire que c’est un hôtel pour ne pas insulter la justice mais franchement, il y a tout, c’est le standing. Mais je préfère dormir par terre et préparer ma réinsertion ». Parce qu’il a « de la famille en région parisienne et dans les Hauts-de-France », il explique s’être retrouvé gare du Nord à Paris et avoir choisi le premier train : « Amiens, c’était vraiment un hasard ».
À l’audience du mercredi 6, il a été condamné à deux mois de prison supplémentaires (il était libérable en juin 2018). « Dans un premier temps, vous restez à Amiens. Ensuite, c’est l’administration pénitentiaire qui avisera », a précisé le juge.
Courrier picard