Après une condamnation à trente mois de prison dont dix-huit avec sursis pour récidive de conduite sous l’emprise de l’alcool, vol par ruse et blessures infligées à la suite d’un accident. Si bien que la justice lui a offert une permission de sortie pour raisons familiales du 15 au 17 septembre, dans le cadre d’un régime de semi-liberté. Sauf que le 17, le détenu de 34 ans ne s’est pas présenté à la prison pour regagner sa cellule.

La police a été avisée de la situation par le parquet. Les recherches ont permis de le retrouver chez une amie avec laquelle il avait d’ailleurs interdiction d’entrer en contact à la suite d’une condamnation. Quand les forces de l’ordre l’ont trouvé, M. Herrouguel était ivre (0,97 mg/l d’air, soit 2 g/l de sang). Il explique alors qu’il ne voulait pas se présenter en prison dans cet état-là. Mais il ignorait que cela irait si loin. « Je m’en veux énormément, j’étais en fin de peine en plus », dit-il aux juges. « Ce comportement met en péril ce que vous avez construit de positif » lui rappelle la présidente d’audience. « Voilà, on vous laisse deux jours de liberté, vous retrouvez vos vieux démons, à la première permission de sortie, ça part en n’importe quoi », déplore la vice-procureure Bozzolo.
Jugement : trois mois de prison ferme en plus.