Un détenu de la maison d’arrêt de Limoges a écopé d’un an de prison ferme pour avoir intentionnellement mis le feu à sa cellule début septembre.
Ibrahim B. avait dû être isolé dans sa cellule. « Je ne suis pas sociable », a-t-il justifié jeudi, en comparution immédiate à Limoges.
Puis, le 6 septembre dernier, c’est l’incendie. L’alarme de la maison d’arrêt retentit, en début de soirée. Le départ de feu vient de la cellule 204. Les équipes du service pénitentiaire le sortent alors dans le couloir. Le prisonnier est à bout de nerf, et quand le directeur adjoint de la prison le questionne sur la cause de cet acte, le détenu, âgé d’à peine vingt ans, répond par un coup de tête. Une agression que le directeur réussit à éviter de justesse.
Devant le tribunal correctionnel, le prévenu s’épanchera un peu plus sur ses motivations. « J’avais une allumette car j’ai le statut de fumeur. J’avais demandé le droit d’indigence. Je n’avais pas de réponse, alors j’ai mis le feu au matelas pour faire ch… l’administration pénitentiaire », raconte Ibrahim B.. « Avez-vous eu depuis le droit d’indigence ? », interroge la présidente du tribunal. « Non, mais j’ai bien fait ch… l’administration ».
Sur le coup de tête, le prévenu, aux dix-neuf mentions à son casier judiciaire, niera d’abord les faits, expliquant avoir porté plainte pour diffamation, avant de les reconnaître dans la foulée. L’avocat du directeur, Me Mathieu Plas, demandera 500 euros de dommage au titre du préjudice moral.
Me Guillaume Laverdure aura essayé d’expliquer au tribunal que son client était plus intelligent que ne le laissait présager son casier judiciaire. Mais en vain.
Ibrahim B. a finalement été condamné à un an de prison ferme. Avant de retrouver la maison d’arrêt, il fait la promesse à la présidente. « On se reverra pour les mêmes faits ».

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