Juste après les attentats de Paris, un détenu avait dénoncé aux policiers son ex-copine comme une complice de Salah Abdeslam, le seul terroriste survivant.

Trois jours après les attaques terroristes alors que Salah Abdeslam, seul survivant des commandos de tueurs, est recherchĂ© par toutes les polices d’Europe, Étienne demande Ă  voir la directrice de la prison d’OrlĂ©ans.

Il veut faire des révélations. Son ex-petite copine Paméla est une complice du terroriste, assure-t-il. Elle lui a fourni une assistance active, prêtant logement et véhicule.

L’information remonte Ă  toute allure et PamĂ©la est rapidement interpellĂ© le 19 novembre en pleine rue par la police judiciaire de Coquelles alors qu’elle circule en voiture dans le centre de Dunkerque.

Au bout d’une dizaine d’heures de garde Ă  vue, l’Ă©vidence s’impose: PamĂ©la n’a rien Ă  voir avec des terroristes. Tout ça pour quoi? Pour une basse vengeance de petit escroc dĂ©masquĂ© et Ă©conduit.

Le jeune homme au casier chargĂ© en manigances diverses n’est pas venu Ă  l’audience du tribunal correctionnel de Poitiers qui devait le juger pour dĂ©nonciation calomnieuse et dĂ©nonciation mensongère. Il est inscrit sur le registre des Ă©vadĂ©s depuis qu’il n’a pas regagnĂ© son lieu de dĂ©tention après une permission de sortie.

« Il est absent. Je demande la peine maximale, six mois de prison », tonne le procureur Vukadinovic. « Nous devons montrer notre soutien aux forces de sĂ©curitĂ© qui sont Ă©puisĂ©es. » 

Le dĂ©tenu Ă©vadĂ© Étienne Bernier,est condamnĂ© Ă  six mois de prison ferme, 3.000€ de dommages et intĂ©rĂŞts Ă  verser Ă  PamĂ©la et un total de 5.000€ pour l’État.

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