Lors d’une fouille Ă  la maison d’arrĂŞt de Nantes, 15 tĂ©lĂ©phones portables ont Ă©tĂ© retrouvĂ©s. Le syndicat pĂ©nitentiaire Force ouvrière appelle le gouvernement Ă  « se poser les bonnes questions et d’avoir un peu de courage ».

Mercredi soir, une fouille a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e dans huit cellules de la maison d’arrĂŞt de Nantes. Bilan : « Pour 16 locataires, on a retrouvĂ© 15 tĂ©lĂ©phones portables, des produits stupĂ©fiants, des clĂ©s USB, une centaine d’euros… », a indiquĂ© le syndicat local pĂ©nitentiaire Force Ouvrière (FO) dans un communiquĂ©.

Alors que le dĂ©bat sur les tĂ©lĂ©phones portables est revenu sur la scène mĂ©diatique en aoĂ»t dernier, FO hausse le ton. « Alors que nos politiques jouent les vierges effarouchĂ©es lorsqu’ils apprennent que l’on peut prĂ©parer des attentats de sa cellule et qui se rĂ©jouissent que les personnels pĂ©nitentiaires et la DGSI soient parvenus Ă  dĂ©jouer des projets d’attentats, ils feraient mieux de se poser les bonnes questions et d’avoir un peu de courage. »

Ne serait-il pas plus intelligent de traiter les problèmes en amont et de donner les moyens humains et techniques aux personnels pĂ©nitentiaires afin d’Ă©radiquer la prolifĂ©ration des tĂ©lĂ©phones portables pour assurer la sĂ©curitĂ© et la protection de nos citoyens ? », a questionnĂ© le syndicat.

Après une dizaine d’annĂ©es d’abandon par les politiques de tout bord de la sĂ©curitĂ© pĂ©nitentiaire le syndicat local pĂ©nitentiaire FO espère un sursaut et une prise de conscience de nos politiques avant que l’un de nous ne tombe sur une coursive. »

Le tĂ©lĂ©gramme