Un dĂ©tenu de la maison d’arrĂŞt Bonne-Nouvelle appelait  son ex-compagne depuis sa cellule et l’avait menacĂ© de mort, elle et sa famille pour tenter de la rĂ©cupĂ©rer.

« Le premier membre de ta famille que je vais choper, il est mort. Je vais tuer ton petit frère par amour pour toi, juste pour te faire souffrir. Tu sauras que c’est de ta faute, ça sera un crime passionnel ». C’est par ces mots qu’Omer A. (40 ans) tente de reconquérir son ex-femme le 19 septembre, depuis sa cellule de la maison d’arrêt Bonne-Nouvelle à Rouen. Pour la destinatrice de ce texto, c’en est trop. Elle décide d’aller déposer plainte.

L’homme a été condamné en juillet 2015 pour des violences conjugales et en mars 2016, déjà pour des menaces de mort.

La présidente du tribunal interroge le prévenu à propos des textos envoyés depuis sa cellule. « Pour être honnête Madame, on n’a pas le droit d’avoir de téléphone portable en détention, ça ne peut pas être moi », prétend Omer. « Nous avons pourtant dans le dossier un message vocal, dans lequel un homme, avec votre voix, dit clairement s’appeler Omer. » « Je ne suis pas le seul à m’appeler Omer ! Les policiers m’ont fait écouter le message, c’est vrai, la voix ressemble à la mienne, mais ce n’est pas moi.

À qui voulez-vous faire croire dans ce tribunal qu’il n’y a pas de téléphone en prison ? Vous nous prenez pour des débiles ? », tempête la magistrate. « Monsieur ne reconnaît pas les faits, il ne montre aucune trace de culpabilité malgré l’extrême violence de ses propos. Il faut absolument protéger ses victimes, il y a de quoi être inquiet », estime la substitut du procureur. Omer A. est condamné à une peine de dix-huit mois de détention ferme.

Paris Normandie