C’était le 9 septembre, dans la cour de promenade. Ce jour-là, comme le montrent les images des caméras de surveillance, il va vers un détenu, tente de lui mettre deux gifles avant de faire une balayette qui fait tomber l’autre détenu. La victime hurle aussitôt de douleur et pour cause : une fois emmené à l’hôpital par les pompiers, les médecins découvrent qu’il a le bassin fracturé.

« La balayette, c’était juste pour le calmer »

Face aux juges, l’Arrageois explique que ce détenu avait eu un différend avec d’autres individus et qu’il lui avait manqué de respect. La balayette, c’était juste « pour le calmer », pas pour le blesser explique-t-il. Les excuses qu’il répète tout au long de l’audience semblent sincères chez celui qui a aidé la victime après l’avoir fait tomber.

Une maladie découverte à l’hôpital

La procureur, elle, y voit malgré tout des violences aux conséquences graves et requiert sept mois de prison supplémentaires. Me Peine-Herbaux, qui estime que tout ça est certainement arrivé à cause « de la promiscuité en détention », indique que si les blessures sont graves, c’est aussi parce que la victime – qui ne s’est pas constituée partie civile – avait un problème de santé fragilisant ses os qui n’a été découvert que lors de son hospitalisation suite à ces faits.

Les juges ont finalement condamné Dylan Ansart à 8 mois de prison ferme supplémentaires.

La Voix du Nord