Meaux – Trois surveillants, accusĂ©s de viol par un dĂ©tenu du centre pĂ©nitentiaire de Meaux-Chauconin (Seine-et-Marne), ont Ă©tĂ© placĂ©s en garde Ă  vue lundi, a appris l’AFP de sources proches de l’enquĂŞte.

Une enquĂŞte avait Ă©tĂ© ouverte après une plainte du dĂ©tenu, qui les accuse de l’avoir violĂ© avec une matraque.  

Ces trois surveillants, dont un gradĂ©, nient les faits qui leur sont reprochĂ©s, avait indiquĂ© la semaine dernière une source proche du dossier. 

Le parquet de Meaux et la Direction de l’administration pĂ©nitentiaire n’ont pas souhaitĂ© s’exprimer lundi sur l’affaire. 

L’administration pĂ©nitentiaire avait dĂ©clarĂ© le 11 octobre qu’une « demande d’explication » avait « étĂ© adressĂ©e aux agents concernĂ©s afin de prendre les mesures adaptĂ©es ». 

« N’ayant pas accès au dossier mĂ©dical, nous ne pouvons pas donner d’indications sur l’Ă©tat de santĂ© de la personne dĂ©tenue », avait-elle ajoutĂ©.  

Selon M6, qui a rĂ©vĂ©lĂ© l’affaire, « après une tentative de rĂ©bellion » le dĂ©tenu « aurait Ă©tĂ© immobilisĂ© par trois surveillants » et « l’un des surveillants l’aurait alors violĂ© Ă  l’aide d’une matraque ». 

Selon la source proche du dossier, l’objet incriminĂ© serait en fait une barre de sondage, servant Ă  tester l’intĂ©gritĂ© des barreaux. 

« Ces allĂ©gations sont infondĂ©es et impossibles », avait rĂ©agi auprès de l’AFP un reprĂ©sentant syndical requĂ©rant l’anonymat. 

L’express