Les faits se sont produits le 11 septembre dernier à la maison d’arrêt de Cuincy. Souleymane Traoré est accusé d’avoir frappé un surveillant de la prison.

Lui, nie les faits. Il dit ne pas avoir frappé le fonctionnaire. Le surveillant dit que oui, en l’espèce, un coup de poing qui lui a valu un jour d’interruption totale de travail.

L’interrogation des autres détenus ne fait pas avancer l’enquête dans la mesure où ils se sont retournés quand ils ont entendu le bruit de l’altercation. Ils ont seulement vu le surveillant maîtriser M. Traoré. Par contre sa supérieure a assisté du début à la fin à cette mini-bagarre et confirme les propos de l’agent.
Déjà condamné pour violences cela joue nettement en la défaveur de M. Traoré. Son passé judiciaire comporte quatre mentions dont deux pour violences aggravées. Les dernières violences, contre sa compagne, l’ont conduit en prison en région parisienne. Il s’est retrouvé à la maison d’arrêt de Cuincy pour désencombrer la prison où il était incarcéré.

« Il y a plusieurs comptes rendus d’incidents où M. Traoré est impliqué », ajoute la présidente, Juliette Beuschært.
L’avocat de M. Traoré, Me Henry-Pierre Rulence, va balayer l’argument principal qui pèse sur son client : « Les autres détenus ont dit : « On n’a pas vu ce qui s’est passé au début. Seul le témoignage de la supérieure du surveillant donne une version conforme à la sienne. Mais on imagine mal le contraire. Quand on dit que tous les témoins corroborent la version du surveillant, on peut nuancer ce propos. »
Me Rulence demandera que la sanction requise (un an ferme) soit, au minimum, diminuée. Le tribunal coupera la poire en deux et ajoutera six mois de détention supplémentaire au prévenu. Ce dernier devait en sortir le 24 octobre. Cet incident lui coûte cher.
La Voix du Nord