đŸ‡«đŸ‡· Douai: L’altercation avec un surveillant lui coĂ»te cher 

Les faits se sont produits le 11 septembre dernier Ă  la maison d’arrĂȘt de Cuincy. Souleymane TraorĂ© est accusĂ© d’avoir frappĂ© un surveillant de la prison.

Lui, nie les faits. Il dit ne pas avoir frappĂ© le fonctionnaire. Le surveillant dit que oui, en l’espĂšce, un coup de poing qui lui a valu un jour d’interruption totale de travail.

L’interrogation des autres dĂ©tenus ne fait pas avancer l’enquĂȘte dans la mesure oĂč ils se sont retournĂ©s quand ils ont entendu le bruit de l’altercation. Ils ont seulement vu le surveillant maĂźtriser M. TraorĂ©. Par contre sa supĂ©rieure a assistĂ© du dĂ©but Ă  la fin Ă  cette mini-bagarre et confirme les propos de l’agent.
DĂ©jĂ  condamnĂ© pour violences cela joue nettement en la dĂ©faveur de M. TraorĂ©. Son passĂ© judiciaire comporte quatre mentions dont deux pour violences aggravĂ©es. Les derniĂšres violences, contre sa compagne, l’ont conduit en prison en rĂ©gion parisienne. Il s’est retrouvĂ© Ă  la maison d’arrĂȘt de Cuincy pour dĂ©sencombrer la prison oĂč il Ă©tait incarcĂ©rĂ©.

« Il y a plusieurs comptes rendus d’incidents oĂč M. TraorĂ© est impliquĂ© », ajoute la prĂ©sidente, Juliette BeuschĂŠrt.
L’avocat de M. TraorĂ©, Me Henry-Pierre Rulence, va balayer l’argument principal qui pĂšse sur son client : « Les autres dĂ©tenus ont dit : « On n’a pas vu ce qui s’est passĂ© au dĂ©but. Seul le tĂ©moignage de la supĂ©rieure du surveillant donne une version conforme Ă  la sienne. Mais on imagine mal le contraire. Quand on dit que tous les tĂ©moins corroborent la version du surveillant, on peut nuancer ce propos. »
Me Rulence demandera que la sanction requise (un an ferme) soit, au minimum, diminuée. Le tribunal coupera la poire en deux et ajoutera six mois de détention supplémentaire au prévenu. Ce dernier devait en sortir le 24 octobre. Cet incident lui coûte cher.
La Voix du Nord