Jérôme Stalle, 33 ans, a comparu, mardi 17 octobre, devant le tribunal correctionnel de Saint-Omer pour avoir détenu des stupéfiants.

le 29 septembre 2016,dans sa cellule du centre pĂ©nitentiaire de Longuenesse, a Ă©tĂ© retrouvĂ© 10g de rĂ©sine de cannabis et 1g d’herbe plus un tĂ©lĂ©phone portable.  Le 3 avril 2017, huit morceaux de rĂ©sine de cannabis Ă©taient Ă©galement retrouvĂ©s.

Le prévenu qui comparaissait détenu les gardait pour le compte de quelqu’un et en échange de sa propre consommation, a-t-on appris d’une audition. « Des faits que vous reconnaissez », s’enquiert la présidente, à l’audience. « Que j’ai pris sur mon dos, nuance le prévenu, par peur des représailles ». Son avocate précise que la mère de ce dernier a reçu des menaces sur le parking de la prison.

Le procureur fait état de vingt-trois condamnations. « Il fait partie des gens pour qui on refait le calcul, en se disant ce n’est pas possible d’être aussi jeune et d’avoir autant de mentions à son casier », observe-t-il. Le procureur précise qu’il n’y a pas de poursuite systématique sur tout ce qu’on trouve en cellule. À propos de cet état de faits, « tant que je gagne, je joue », le procureur indique « les explications, ce sont toujours les mêmes. On a rendu service, on n’a pas le choix. À croire que celui qui se fait prendre, c’est toujours celui qui rend service. » Il requiert quatre mois de prison ferme.

Je ne peux pas laisser dire que les pressions n’existent pas. Ceux qui se font prendre, ce sont les plus faibles (…) C’est peut-être une explication récurrente, mais parce que c’est une réalité récurrente du centre pénitentiaire », rétorque l’avocate de la défense, plaidant la relaxe.

Incarcéré depuis le 20 mai 2016, Jérôme Stalle est libérable en mars 2019. « C’est fini les bêtises en prison, je veux sortir au plus vite », conclut-il. Il a été condamné à trois mois de prison ferme.

La Voix du Nord