Un homme de 41 ans, n’a pas rĂ©intĂ©grĂ© la maison d’arrĂŞt Ă  quelques jours de sa libĂ©ration. Bilan : quatre mois de prison en plus.

Abdelkader D., 41 ans, au lourd passé judiciaire (quinze condamnations, pour des vols, des outrages, des infractions à la législation sur les stupéfiants), n’a décidément pas l’esprit d’à-propos.

Le 19 septembre puis le 25 septembre dernier, alors qu’il devait ĂŞtre libĂ©rĂ© le 30 octobre, cet homme – qui bĂ©nĂ©ficiait de permissions de sortie – n’a pas retrouvĂ© le chemin de la maison d’arrĂŞt. Un dĂ©lit grave qui le condamne Ă  rester quatre mois de plus dans une cellule.
– « Vous supportez mal la prison », constate le tribunal dans une de ses litotes les plus remarquĂ©es. « Ce jour-lĂ , vous deviez aller Ă  la Mission locale pour prĂ©parer votre prochaine sortie. Vous n’êtes pas revenu et la police vous a retrouvĂ© chez votre sĹ“ur Ă  Vernon. »

– « C’est vrai, je m’en excuse. C’est en sortant de la Mission locale que je me suis retrouvĂ© dans l’impossibilitĂ© de retourner en prison. Je n’ai pas pu. Je voulais voir mes enfants. »
– « Il n’a rien prĂ©mĂ©ditĂ©, plaideMe Chalot, c’est le rendez-vous Ă  la Mission locale qui a tout dĂ©clenchĂ©. Il n’a pas su gĂ©rer sa frustration. Son acte Ă©tait totalement irrĂ©flĂ©chi. Il n’est pas allĂ© Ă  l’autre bout de la France pour faire une cavale, il est allĂ© voir sa sĹ“ur et ses enfants. »

Sensible à cette argumentation, le tribunal prononce finalement une peine de quatre mois de prison, laissant à Abdelkader D. entrevoir une libération possible avant les fêtes de fin d’année.
Paris Normandie