Le détenu qui pénétrera dans l’enceinte du centre saint-martinois, le 13 novembre, sera de sexe masculin. Peu nombreuses en détention, les femmes sont exclues de ce dispositif de réinsertion. Les concernant, « un bracelet électronique peut être la réponse », soumet Alain Jégo, le directeur interrégional de l’administration pénitentiaire.

Dans un premier temps, le quartier accueillera entre cinq et dix détenus. Sa capacité maximale (50 places) pourrait être atteinte dans un an. Le dispositif repose sur le principe du volontariat. L’idée est de rapprocher les détenus de leur bassin d’emploi. Ceux condamnés à de courtes peines se verront offrir la possibilité de poursuivre leur activité professionnelle dans le Boulonnais, le Montreuillois ou le Calaisis.

Être semi-libre, c’est bénéficier de conditions de détention plus souples qu’en prison. Le quartier dispose d’un réfectoire, quand, en prison, les détenus se restaurent dans leur cellule. Télévision et plaque de cuisson vitrocéramique sont à la disposition du « semi-libre ». En détention ordinaire, ces options sont accessibles à la location.

Les cellules comportent une douche – ce qui est loin d’être le cas partout en prison – et même… un coffre-fort. Le détenu semi-libre aura une clé secondaire pour verrouiller lui-même sa cellule en dehors des heures de présence imposée (de 20 h à 7 h). Un fonctionnement qui devient de plus en plus courant aussi dans les prisons.

L’administration financera tout ou partie du code de la route d’un semi-libre. Une auto-école dispensera des cours deux fois par semaine. Jean-Philippe Vennin, sous-préfet de l’arrondissement de Boulogne-sur-Mer, n’y voit aucun privilège : « Pour les demandeurs d’emploi, ce type de financement qui vise à favoriser l’insertion existe déjà avec Pôle Emploi. »

La voix du nord