C’est une agression particulièrement violente qui a eu lieu au centre de détention de Villenauxe-la-Grande et que dénoncent avec force les représentants de l’UFAP-UNSA Justice. Lundi, à 14 h 15, alors que des détenus étaient conduits à l’extérieur ou à la salle de musculation pour une séance de sport, l’un d’eux en a profité pour monter au bureau du chef de détention, une bouteille remplie d’urine et d’excréments à la main. Après en avoir été aspergé, le surveillant s’est levé pour arrêter le détenu. «  Le détenu lui a alors porté plusieurs coups au visage. C’est la première surveillante qui passait qui a tiré le chef de détention dans le bureau et ils s’y sont enfermés en attendant les renforts. Les renforts sont arrivés et le détenu a été vite maîtrisé et emmené au quartier disciplinaire  », raconte Jérôme Péligri, représentant UFAP-UNSA. Le détenu en question a été placé en garde à vue à la gendarmerie vers 17 h et devrait être entendu en comparution immédiate ce mercredi.

Un appel Ă  manifester vendredi

Suite à ces faits, trois membres du personnel de surveillance ont eu une ITT (incapacité totale de travail) : de 8 jours pour le chef de détention, de 7 jours pour un autre surveillant et de 3 jours pour un premier surveillant.

Afin de soutenir leurs collègues et de dénoncer «  des conditions de travail qui ne cessent de se dégrader à Villenauxe-la-Grande  », le syndicat UFAP-UNSA appelle à une manifestation devant les portes du centre de détention vendredi dès 7 h du matin.

On rappelle, en effet, que, depuis plusieurs années, le manque de surveillants est criant au centre de détention, au point que le nombre de détenus a dû être réduit par rapport à sa capacité. À l’heure actuelle, on en compte 442 pour une capacité de 600. L’effectif de surveillants devrait être à 146 mais avec 15 vacances de poste qui s’ajoutent aux mises à disposition d’autres établissements ou encore aux arrêts maladie, «  on tombe à environ 120 surveillants  ».

 L’est Eclair