đŸ‡«đŸ‡· VILLENAUXE-LA-GRANDE: Un dĂ©tenu asperge d’urine et d’excrĂ©ments un surveillant

C’est une agression particuliĂšrement violente qui a eu lieu au centre de dĂ©tention de Villenauxe-la-Grande et que dĂ©noncent avec force les reprĂ©sentants de l’UFAP-UNSA Justice. Lundi, Ă  14 h 15, alors que des dĂ©tenus Ă©taient conduits Ă  l’extĂ©rieur ou Ă  la salle de musculation pour une sĂ©ance de sport, l’un d’eux en a profitĂ© pour monter au bureau du chef de dĂ©tention, une bouteille remplie d’urine et d’excrĂ©ments Ă  la main. AprĂšs en avoir Ă©tĂ© aspergĂ©, le surveillant s’est levĂ© pour arrĂȘter le dĂ©tenu. «  Le dĂ©tenu lui a alors portĂ© plusieurs coups au visage. C’est la premiĂšre surveillante qui passait qui a tirĂ© le chef de dĂ©tention dans le bureau et ils s’y sont enfermĂ©s en attendant les renforts. Les renforts sont arrivĂ©s et le dĂ©tenu a Ă©tĂ© vite maĂźtrisĂ© et emmenĂ© au quartier disciplinaire  », raconte JĂ©rĂŽme PĂ©ligri, reprĂ©sentant UFAP-UNSA. Le dĂ©tenu en question a Ă©tĂ© placĂ© en garde Ă  vue Ă  la gendarmerie vers 17 h et devrait ĂȘtre entendu en comparution immĂ©diate ce mercredi.

Un appel Ă  manifester vendredi

Suite à ces faits, trois membres du personnel de surveillance ont eu une ITT (incapacité totale de travail) : de 8 jours pour le chef de détention, de 7 jours pour un autre surveillant et de 3 jours pour un premier surveillant.

Afin de soutenir leurs collÚgues et de dénoncer «  des conditions de travail qui ne cessent de se dégrader à Villenauxe-la-Grande  », le syndicat UFAP-UNSA appelle à une manifestation devant les portes du centre de détention vendredi dÚs 7 h du matin.

On rappelle, en effet, que, depuis plusieurs annĂ©es, le manque de surveillants est criant au centre de dĂ©tention, au point que le nombre de dĂ©tenus a dĂ» ĂȘtre rĂ©duit par rapport Ă  sa capacitĂ©. À l’heure actuelle, on en compte 442 pour une capacitĂ© de 600. L’effectif de surveillants devrait ĂȘtre Ă  146 mais avec 15 vacances de poste qui s’ajoutent aux mises Ă  disposition d’autres Ă©tablissements ou encore aux arrĂȘts maladie, «  on tombe Ă  environ 120 surveillants  ».

 L’est Eclair