đŸ‡«đŸ‡· Sequedin, un selfie en cour de promenade et une violente agression jugĂ©e au tribunal 

Dans le box, cinq agents surveillent Ă©troitement SĂ©raphin N’Nanga. L’homme a un physique de troisiĂšme ligne et les nerfs Ă  fleur de peau. Il interrompt sans cesse la prĂ©sidente Audrey Bailleul rĂ©sumant la procĂ©dure qui vaut Ă  ce Parisien de comparaĂźtre pour rĂ©bellion, outrages et violences contre cinq surveillants pĂ©nitentiaires. L’un des fonctionnaires a eu quinze jours d’incapacitĂ© de travail.

SĂ©raphin N’Nanga est aussi poursuivi pour avoir Ă©tĂ© en possession de deux tĂ©lĂ©phones portables, ce qui est interdit en prison. C’est d’ailleurs comme cela que tout a commencĂ©. Le 3 aoĂ»t, Ă  Sequedin, il a Ă©tĂ© aperçu par un surveillant en train de faire un selfie dans la cour de promenade. AmenĂ© dans une salle pour ĂȘtre fouillĂ©, l’homme a laissĂ© tomber deux tĂ©lĂ©phones, l’un Ă©tait cachĂ© entre ses fesses, l’autre dans une poche. « On vous reproche d’avoir foncĂ© sur les agents. L’un d’eux explique que vous avez armĂ© votre poing Ă  deux reprises et que vous lui avez portĂ© un coup Ă  la tĂȘte puis un coup de coude dans la poitrine » indique la prĂ©sidente Audrey Bailleul.

SĂ©raphin N’Nanga retourne les violences qui lui sont reprochĂ©es contre les surveillants. Il se plaint de gestes humiliants lors de la fouille et affirme avoir perdu connaissance : « Ils se sont tous jetĂ©s sur moi. Ils Ă©taient au moins dix ». Pour Me Dimitri Deregnaucourt, c’est tout bonnement impossible : « Il n’y a pas de place pour dix dans une salle de fouille ». La procureure Élodie Buguel Ă©voquera « une incarcĂ©ration qui se passe avec difficultĂ© ». Il a « huit mentions sur son casier judiciaire dont quatre pour violences ».

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La procureure va requĂ©rir dix mois de prison en prĂ©cisant : « Il se dit victime d’acharnement de la justice. Le psychiatre a relevĂ© qu’il est dans un vĂ©cu persĂ©cutif ». En dĂ©fense, Me BenoĂźt David du barreau de Paris s’indigne : « Si la dĂ©tention se passe mal quel est l’intĂ©rĂȘt de demander dix mois de plus ? ». L’avocat se rĂ©fĂšre Ă  la cour europĂ©enne des droits de l’homme pour dĂ©plorer le cumul en France d’une sanction pĂ©nale avec une sanction disciplinaire telle que le transfert et la mise Ă  l’isolement. SĂ©raphin N’Nanga a eu droit aux deux. Le tribunal ira nĂ©anmoins au-delĂ  des rĂ©quisitions du parquet en condamnant SĂ©raphin N’Nanga Ă  un an de prison avec mandat de dĂ©pĂŽt.

La voix du nord

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