đŸ‡«đŸ‡· ChĂąteaudun: La prison lui « pĂšse », il s’évade deux ans 

Nicolas Armenoult purgeait une peine jusqu’en 2018 lorsqu’il a dĂ©cidĂ© de ne pas rentrer de permission, au centre de dĂ©tention de ChĂąteaudun, en 2015 : « Je ne supportais plus la pression ».

C’est un ras-le-bol qui a poussĂ© Nicolas Armenoult Ă  ne pas rĂ©intĂ©grer sa cellule du centre de dĂ©tention de ChĂąteaudun, aprĂšs sa permission de sortir, comme il l’explique au tribunal de Chartres : « Je ne supportais plus la pression en prison. Ça me pesait trop. » Ce n’est pas la premiĂšre fois que le dĂ©tenu obtenait une permission de sortir. Il connaĂźt les rĂšgles du jeu.

Pourtant, le 10 septembre 2015, il quitte le centre de dĂ©tention de ChĂąteaudun, oĂč il purge une peine jusqu’en mai 2018, et se rend Ă  un rendez-vous Ă  Tours (Indre-et-Loire), et il ne revient pas.
L’air juvĂ©nile malgrĂ© ses 31 ans, il raconte : « Je devais rentrer Ă  ChĂąteaudun pour midi, c’était intenable. Quand j’ai vu que les horaires ne convenaient pas, ça n’a fait qu’un tour. »

À la question de la juge, qui l’interroge sur une Ă©ventuelle prĂ©mĂ©ditation, le prĂ©venu rĂ©pond « non ».
Son avocat Ă©voque la « bouffĂ©e de libertĂ© » qui l’a emportĂ© ce matin de septembre 2015 et « l’inconscience » qui a suivi. Pendant plus de deux ans, Nicolas Armenoult vit chez des amis, dont il tait les noms. Il voit sa compagne de temps en temps :

« Je n’ai pas commis de nouveaux dĂ©lits. Je ne me cachais pas. » À tel point qu’il entame mĂȘme des dĂ©marches pour trouver du travail. Il n’est « pas Ă©tonnĂ© » qu’il ait finalement Ă©tĂ© retrouvĂ©, aprĂšs 770 jours de cavale.
DĂ©sormais, il lui reste son reliquat de peine Ă  effectuer. À cela, la juge a ajoutĂ© six mois supplĂ©mentaires.
L’Echo RĂ©publicain