đŸ‡«đŸ‡· Fleury-MĂ©rogis: Le flirt entre le dĂ©tenu et la surveillante termine aux assises 

Un dĂ©tenu de Fleury-MĂ©rogis avait agressĂ© Ă  coups de marteau une surveillante avec qui il flirtait, ainsi que la mĂšre de cette derniĂšre. Il est jugĂ© Ă  partir de ce mercredi au tribunal d’Evry.

Le flirt entre un dĂ©tenu et une surveillante pĂ©nitentiaire de Fleury-MĂ©rogis s’était terminĂ© par des coups de marteau. StĂ©phane, 36 ans, comparait ce mercredi et jusqu’à vendredi devant la cour d’assises de l’Essonne Ă  Evry pour tentative de meurtre sur la fonctionnaire, mais aussi pour des violences volontaires sur la mĂšre de cette derniĂšre, violation de domicile, vol et Ă©vasion.

Le 10 dĂ©cembre 2015, les CRS interviennent pour un accident de la route sur la Francilienne Ă  Bondoufle entre un camion et une voiture. Dans la voiture, la conductrice a le visage ensanglantĂ©. Son passager a pris la fuite. Elle indique que cet homme, qu’elle a pris en stop, l’a frappĂ© Ă  la tĂȘte Ă  coups de marteau. Elle avouera plus tard que son agresseur est en fait un dĂ©tenu qu’elle a connu en prison en juin 2015 et avec qui elle a une aventure.

Le suspect est en centre de semi-libertĂ© Ă  Corbeil-Essonnes depuis la fin octobre et ne le rĂ©intĂšgre pas. Le 16 dĂ©cembre, il se prĂ©sente au domicile de sa victime, qui n’y est pas. Sa mĂšre s’y trouve, elle garde les enfants de sa fille. L’évadĂ© en cavale s’en prend Ă©galement Ă  elle et l’étrangle Ă  deux reprises.

Quand le mari de la surveillante arrive, l’agresseur prend la fuite en volant leur vĂ©hicule. Il est repĂ©rĂ© trois jours plus tard Ă  bord du vĂ©hicule volĂ© en Seine-et-Marne. AprĂšs une course-poursuite qui passe par une voie ferrĂ©e et s’achĂšve dans la Seine, il est interpellĂ©.

L’accusĂ© a tentĂ© d’expliquer ces dĂ©chaĂźnements de violences par son cĂŽtĂ© possessif et jaloux, reprochant Ă  sa victime de ne pas vouloir dire Ă  son mari qu’elle voulait le quitter. Il aurait agressĂ© la mĂšre car il Ă©tait frustrĂ© de ne pas avoir trouvĂ© la fille au domicile. Le verdict est attendu vendredi soir.

Le Parisien