🇫🇷 Aiton : La vie des surveillants entre les murs de la prison…

Le journal « Le Dauphiné » a interviewé Alain Reymond, le directeur d’Aiton depuis deux ans. Il a 24 ans de maison derrière lui.

Le métier de surveillant est assez peu connu du grand public. Et pourtant, le secteur recrute ?

La plupart des surveillants n’arrivent pas dans la profession par vocation. Beaucoup viennent pour la sécurité de l’emploi. Le métier est méconnu car les surveillants ne sont pas visibles comme les policiers ou les gendarmes. Mais cela est en train de changer, notamment avec la reprise des extractions judiciaires. Le métier évolue. Ces surveillants vont recevoir une formation spécifique, ils seront armés sur la voie publique. En prison, ils ne le sont pas.

Le centre d’Aiton manque-t-il de surveillants ?

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La situation est meilleure qu’en 2016, où il nous manquait 20 personnels. Aujourd’hui il nous en manque six. Nous avons été bien dotés avec de jeunes promotions. La moyenne d’âge chez nos surveillants est d’environ 35 ans.

Est-ce un métier féminin également ?

Oui. S’il est vrai que nous n’avons que des détenus hommes, il y a des surveillantes, environ un quart de l’effectif. Par contre, l’inverse n’est pas vrai. Des surveillants hommes ne peuvent pas exercer dans un quartier de femmes.

L’administration pénitentiaire recrute plus de 1 000 surveillants supplémentaires. Jusqu’au mardi 12 décembre, les candidats peuvent s’inscrire au concours sur le site web “www.devenir surveillant.fr”.

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