Dans la cour de promenade de la prison de Sequedin, une détenue roubaisienne a porté plusieurs coups à la gorge à une autre détenue. Avec un rasoir.

La scène a visiblement été filmée. Elle a été fugace. Au moment de la promenade, dans l’une des cours de la maison d’arrêt de Sequedin, un petit bout de femme s’embrouille avec un groupe de détenues. Sara Sakhri n’est pas très grande, pas franchement épaisse non plus. Le 20 octobre dernier, elle brandit un objet et en porte plusieurs coups à l’une de ses adversaires. Les gardiens se précipitent. Cette femme de 24ans s’est servie d’un rasoir.

«Il ne s’agit pas du rasoir de western»

Menés par le président Marc Trevidic, les débats portent vite sur l’élément essentiel. Cette arme dont le nom donne des frissons. « Il ne s’agit pas du rasoir de western », se lance immédiatement Nicolas Vanden Boosche, l’avocat de la défense. Et de poser en exemple sa barbe de quelques jours. « Il s’agit du modèle jetable, avec une tête détachable, poursuit le défenseur. Celui qui a révolutionné notre vie, à nous, les hommes… Nous ne nous coupons plus.» Ce qui pourrait être interprété comme une opération de marketing a une toute autre mission. Surtout, dé-dra-ma-ti-ser !

Dix mois de prison supplémentaires

La suite sur La voix du nord