Un dĂ©tenu originaire du Guyana a Ă©copĂ© de 8 ans d’emprisonnement supplĂ©mentaire, vendredi, en procĂ©dure de comparution immĂ©diate devant le TGI de Pointe-Ă -Pitre. Le 17 novembre dernier, il avait jetĂ©, depuis sa cellule, de l’huile bouillante sur un gardien du centre pĂ©nitentiaire de Fonds-Sarail, qui justifie d’une ITT de 45 jours. Les syndicats pĂ©nitentiaires se disent satisfait de cette dĂ©cision dans ce qu’il considère comme la pire agression Ă  la prison de Baie-Mahault des 10 dernières annĂ©es.

Les faits se sont produits le 17 novembre dernier au centre pĂ©nitentiaire de Fonds-Sarail. Alors qu’un gardien lui apportait son plateau repas, un dĂ©tenu, Richard Noble, guyanien de 28 ans, a jetĂ© de l’huile bouillante sur le corps de l’agent pĂ©nitentiaire, occasionnant des brĂ»lures au 3e degrĂ© au niveau du torse, au bras et aux mains. Le dĂ©tenu qui ne s’en est pas arrĂŞtĂ© lĂ , puisqu’il va arracher la tĂ©lĂ©vision du mur de sa cellule pour la lancer sur le gardien. L’agresseur qui poursuivra sa victime dans le corridor du « bloc nord », pour le frapper Ă  une reprise avec un pic artisanal au niveau de la poitrine.

La plus grave agression sur un gardien de ces 10 dernières années

La raison de ce dĂ©chainement de haine et de violence, semble t-il prĂ©mĂ©ditĂ©e ? Des propos tenus par le gardien qui aurait dĂ©plu au prĂ©venu, selon le rĂ©sumĂ© de la PrĂ©sidente d’audience. Tous les tĂ©moignages indiquent que ce surveillant est des plus respectueux. La partie civile, insistant bien Ă©videmment sur le fait que la victime justifiait d’une interruption totale de travail de 45 jours, dĂ©crivait cette agression comme « un film d’horreur », par un prisonnier ayant prĂ©parĂ© son coup. Ce Ă  quoi le ministère public enfonçait le clou, indiquant qu’il s’agissait de la plus grave agression envers un surveillant pĂ©nitentiaire de ces 10 dernières annĂ©es. Les images de la vidĂ©o-surveillance le confirmant. Des faits, aggravĂ©s de trois circonstances, en Ă©tat de rĂ©cidive, pour avoir dĂ©jĂ  Ă©tĂ© auteur d’agression en dĂ©tention, dont celle qui lui avait valu son transfert depuis le centre pĂ©nitentiaire de RĂ©mire-Montjoly en Guyane en 2014. Le Ministère public a requis 14 ans d’emprisonnement. L’avocat de la dĂ©fense s’interrogeait sur l’Ă©tat psychiatrique de son client. Argument non-retenu par les trois juges, estimant qu’il Ă©tait tout Ă  fait accessible Ă  une sanction pĂ©nale, puisque condamnĂ© Ă  13 reprises. Richard NOBLE a finalement Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  la peine de 8 ans d’emprisonnement supplĂ©mentaires.

Une lourde condamnation qui satisfait les syndicats pénitentiaires

RCI

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