Il y a un an, le sĂ©nateur de la DrĂ´me Gilbert Bouchet (LR) avait passĂ© plusieurs heures au centre pĂ©nitentiaire de Valence. Une visite d’observation après deux mutineries survenues dans le quartier maison centrale 2, le 25 septembre et le 27 novembre 2016, et des dĂ©gâts chiffrĂ©s Ă  plus de 1,7 million.

DĂ©but 2017, le sĂ©nateur avait envoyĂ© son rapport Ă  Jean-Jacques Urvoas, ministre de la Justice sous Françoise Hollande. Il avait prĂ©conisĂ© une hausse des effectifs, une rĂ©organisation en binĂ´me des services d’ouverture et de fermeture des cellules. Gilbert Bouchet avait encore annoncĂ© : « Il est probable que la remise en Ă©tat du bâtiment prenne plus de 6 mois ».

Ce matin, de retour au centre pĂ©nitentiaire, le sĂ©nateur a constatĂ© que le quartier maison centrale 2, dĂ©vastĂ©, n’est toujours pas en fonctionnement. « Les travaux n’ont pas dĂ©buté », a indiquĂ© Luc July, directeur du centre pĂ©nitentiaire. Ajoutant : « Des arbitrages de l’administration centrale sont en cours pour la restauration de ce quartier. Des amĂ©nagements fonctionnels sont toujours Ă  l’Ă©tude, notamment concernant le cloisonnement renforcĂ© entre les Ă©tages On espère pouvoir l’ouvrir en dĂ©but d’annĂ©e 2019 ».

« Une mutinerie ça coûte cher ! »

Par ailleurs, suite Ă  la fermeture de ce quartier, le quartier maison centrale 1 avait Ă©tĂ© renforcĂ© en effectifs. Notamment par la prĂ©sence de deux surveillants par Ă©tage. « En janvier 2018, selon les prĂ©conisations de l’administration, un seul agent se trouvera par Ă©tage, afin d’anticiper l’ouverture du quartier maison centrale 2. Les effectifs ne permettront pas de maintenir deux agents par Ă©tage. Lors d’un groupe de travail, les surveillants ont acceptĂ© cette mĂ©thode, et ont fait le choix de l’expĂ©rimenter », a indiquĂ© Luc July.

Selon Sylvain Royère, reprĂ©sentant syndical Ufap-Unsa Justice : « Pendant un an, il n’y a pas eu d’incident ni de frustration avec la mise en place du binĂ´mage. On ne comprend pas. On va sur les mĂŞmes dĂ©rives, et une mutinerie, ça coĂ»te cher ! Il faut revoir l’organigramme de l’Ă©tablissement ».

A sa sortie du centre pĂ©nitentiaire, le sĂ©nateur Bouchet a indiquĂ© qu’il allait interpellĂ© le garde des Sceaux sur ces sujets.

Le Dauphiné