Taumata, jeune Polynésien de bientôt 27 ans, était un détenu de confiance. Condamné à deux ans de prison ferme par le tribunal de Bayonne, en janvier 2017, pour un vol aggravé, il bénéficie rapidement d’un « placement extérieur ».

D’abord sur le chantier du fort du Pourtalet, puis à Sarrance. Mais là, le 9 novembre dernier, il commet un nouveau cambriolage dans un appartement. Lui et son complice sont rapidement interpellés avec leur butin : un ordinateur, une télévision et des pièces de monnaie.

« C’est fait, c’est trop tard »

Le juge tente de comprendre. En vain. Le prévenu en dit peu. « C’est fait. C’est trop tard, maintenant. Je suis venu me faire juger, c’est tout. » Le président insiste : « Mais pourquoi vous retrouve-t-on dans une salle de tribunal ? » « C’est la galère, pas le choix. J’étais tout seul avec 600 balles par mois », répond le jeune homme, toujours aussi peu disert, un sourire las mais presque insolent sur le visage.

« Profiter de l’absence d’une personne hospitalisée en psychiatrie pour la cambrioler, je trouve cela particulièrement inélégant », s’agace la vice-procureur Orlane Yaouanq. Qui ne semble pas comprendre, faute d’explications du prévenu, que ce dernier ait trahi « une mesure de confiance ». Elle requiert deux ans ferme. « Je suis d’accord », réagit sobrement Taumata. Il est condamné à un an ferme.

La république

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