đŸ‡«đŸ‡· Le « dĂ©tenu de confiance » n’a pas rĂ©sistĂ© Ă  la tentation

Taumata, jeune PolynĂ©sien de bientĂŽt 27 ans, Ă©tait un dĂ©tenu de confiance. CondamnĂ© Ă  deux ans de prison ferme par le tribunal de Bayonne, en janvier 2017, pour un vol aggravĂ©, il bĂ©nĂ©ficie rapidement d’un « placement extĂ©rieur ».

D’abord sur le chantier du fort du Pourtalet, puis Ă  Sarrance. Mais lĂ , le 9 novembre dernier, il commet un nouveau cambriolage dans un appartement. Lui et son complice sont rapidement interpellĂ©s avec leur butin : un ordinateur, une tĂ©lĂ©vision et des piĂšces de monnaie.

« C’est fait, c’est trop tard »

Le juge tente de comprendre. En vain. Le prĂ©venu en dit peu. « C’est fait. C’est trop tard, maintenant. Je suis venu me faire juger, c’est tout. » Le prĂ©sident insiste : « Mais pourquoi vous retrouve-t-on dans une salle de tribunal ? » « C’est la galĂšre, pas le choix. J’étais tout seul avec 600 balles par mois », rĂ©pond le jeune homme, toujours aussi peu disert, un sourire las mais presque insolent sur le visage.

« Profiter de l’absence d’une personne hospitalisĂ©e en psychiatrie pour la cambrioler, je trouve cela particuliĂšrement inĂ©lĂ©gant », s’agace la vice-procureur Orlane Yaouanq. Qui ne semble pas comprendre, faute d’explications du prĂ©venu, que ce dernier ait trahi « une mesure de confiance ». Elle requiert deux ans ferme. « Je suis d’accord », rĂ©agit sobrement Taumata. Il est condamnĂ© Ă  un an ferme.

La république