Un détenu incarcéré au centre de détention de Metz a comparu ce mardi, par visioconférence, devant le tribunal correctionnel de Bar-le-Duc pour avoir frappé un surveillant pénitentiaire, le 29 juin 2015 à la maison d’arrêt de Besançon. Deux actes de violence lui étaient reprochés dans la prévention au moment où l’agent lui a apporté son repas en cellule : un coup de poing au visage et un lancer de boîte de sardines qui lui ont valu une plaie au crâne et cinq points de suture.

« Je lui ai mis un coup-de-poing, c’est vrai, mais la boîte de sardines, c’est faux ! Il s’est blessé en tombant contre le mur », tente de convaincre cet homme de 25 ans au « comportement instable » et auteur d’agressions répétitives en prison (sept incidents). « C’était ramadan. Il m’a fait la misère pendant quinze jours ! », soutient-il derrière l’écran, tout en regrettant son geste.

« Un climat de peur »

La lecture de son casier judiciaire, avec déjà onze mentions, ne plaide guère en sa faveur. « C’est un détenu qui crée un climat de peur autour de lui. Il a été transféré à Metz pour un rapprochement familial et ça semble mieux se passer », souligne la substitut du procureur, Valérie Etilé, qui requiert à son encontre quatorze mois de prison ferme avec maintien en détention.

Face au président du tribunal, le détenu martèle qu’il n’a pas d’avocat, qu’il a eu connaissance de la convocation la veille de l’audience. « C’est à vous de faire la démarche et vous avez le droit de faire appel, Monsieur », lui répond-il. Avant de rendre son jugement : dix mois de prison ferme.

L’Est RĂ©publicain

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