Un profil violent. Jessy B., 18 ans, a comparu ce mercredi dans une cage en verre au tribunal correctionnel de Toulon. « Vous m’entendez? », a demandĂ© la prĂ©sidente de l’audience Audrey Tranouez. « Nickel! », a rĂ©pondu le jeune homme les bras croisĂ©s et le visage tordu.

En juin dernier, le prĂ©venu a agressĂ© des agents pĂ©nitentiaires alors qu’il se trouvait Ă  l’isolement, Ă  la prison de La Farlède. Cette mesure avait Ă©tĂ© prise parce qu’il avait mis un coup de lame Ă  son codĂ©tenu. « Je ne veux pas de pointeur (violeur, Ndlr) dans ma cellule », s’est-il justifiĂ© Ă  la barre.

Quant aux surveillants, « ils m’ont manquĂ© de respect ». Alors Jessy B. s’est enduit d’huile – pour ĂŞtre moins facilement maĂ®trisĂ© –, il a aiguisĂ© une brosse Ă  dents contre un mur, et rempli une chaussette avec un savon de Marseille et du verre pillĂ©.

« Je ne suis pas fou »

Deux armes de fortune avec lesquelles il a accueilli les agents. « J’ai utilisĂ© la force, maintenant dans la prison je fais ce que je veux », s’est enorgueilli Jessy B.

« Inacceptable », selon le procureur Ahmed Chaifai qui a requis 6 mois ferme. Me Sophie Valazza a attirĂ© l’attention du tribunal sur l’état de santĂ© mentale de son client, plaidant une mesure de soins et un suivi.

« ArrĂŞtez de dire que je suis fou, je ne suis pas schizophrène, a conclu le mis en cause. Si je frappe des gens, c’est toujours pour dĂ©fendre les autres. » Une peine d’un an de prison – dont huit mois avec sursis et mise Ă  l’épreuve – a Ă©tĂ© prononcĂ©e.

Var matin

Publicités