Les dĂ©putĂ©s font leur travail en allant visiter les prisons, ils contrĂ´lent le gouvernement, qui s’apprĂŞte Ă  construire 15 000 places supplĂ©mentaires dans les prisons.

On y place sous Ă©crou un peu tout : les personnes en attente de jugement, les personnes condamnĂ©es Ă  des peines de moins de 5 ans, les mineurs – certes isolĂ©s dans le quartier des mineurs, les dĂ©linquants routiers – qui pour certains ne comprennent pas ce qui leur arrive quand ils entrent en dĂ©tention.

Mais aussi les SDF qui prĂ©fèrent se faire incarcĂ©rer pour dormir en prison plutĂ´t qu’Ă  la rue,ou les personnes qui relèveraient plutĂ´t d’un internement en hĂ´pital psychiatrique ( 30 % de la population carcĂ©rale).

Le personnel de surveillance est formĂ© en 6, 8, ou 12 mois, Ă  l’ENAP ( Ă©cole nationale d’administration pĂ©nitentiaire), selon les annĂ©es et les besoins de l’administration. Il faut 3 ans pour former un infirmier qui travaillerait en hĂ´pital psychiatrique. Le salaire d’un surveillant de prison, personnel de catĂ©gorie C, est bien infĂ©rieur Ă  celui d’un infirmier ( on parle de 400 euros d’Ă©cart environ mais multipliĂ© par un nombre d’agent important, cela finit par peser sur le budget).

Pour qui a Ă©tĂ© en dĂ©tention, y a travaillĂ©, ou mĂŞme passĂ©, ce qui saute aux yeux, c’est le nombre de dĂ©tenus qui souffrent de pathologies psychologiques. Certaines sources parlent de 17 000 dĂ©tenus qui souffriraient de troubles psychiatriques. Dans la formation de surveillant, on vous apprend sommairement Ă  vous comporter face Ă  un psychotique, comment faire pour fouiller sa cellule, comment rĂ©agir s’il est en crise. Heureusement, l’administration pĂ©nitentiaire reconnait que les pathologies existent et donne des clĂ©s de comprĂ©hension Ă  ses agents.

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