Deux des principaux membres du commando nationaliste condamnés en 2003 à perpétuité pour l’assassinat du préfet de Corse Claude Erignac en 1998 ont effectué les démarches préalables à une libération conditionnelle. Alain Ferrandi, considéré par les policiers comme le « chef » du groupe, a quitté la centrale de Poissy (Yvelines) où il était incarcéré, pour rejoindre une autre prison, le centre pénitentiaire de Fresnes (Val-de-Marne), où il va intégrer un « centre national d’évaluation ». Là, pendant six semaines, il restera sous observation, notamment par des psychiatres. Le prélude à un long parcours au terme duquel un tribunal d’application des peines décidera d’accorder ou de refuser sa demande.

Cette situation a été rendue possible par la fin de la période de sûreté de dix-huit ans, arrivée à son terme en mai dernier. Le complice d’Alain Ferrandi, Pierre Alessandri, devrait suivre le même chemin prochainement. Le transfert de Ferrandi vers l’unité spécialisée de Fresnes intervient quelques jours seulement après la large victoire des nationalistes aux élections territoriales en Corse. Mais pour Me Eric Barbolosi, avocat d’Alessandri, « il n’existe strictement aucun lien entre les deux événements ». « Pierre Alessandri en a terminé avec sa période de sûreté ce qui a ouvert la voie à une demande de libération conditionnelle, processus strictement judiciaire», relève-t-il. « Il s’agit de la suite logique de l’exécution d’une peine, telle que prévue par le code pénal », souligne pour sa part le conseil de Ferrandi, Me Françoise Davideau.

Yvan Colonna n’a pas fini de purger sa période de sûreté

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