Luc Tangorre est de retour Ă  la case prison. L’homme âgĂ© de 58 ans est suspectĂ© d’avoir cherchĂ© Ă  attirer en aoĂ»t 2017 une adolescente âgĂ©e de 14 ans, dans un parc de Saint-Martin-en-Haut (RhĂ´ne).

Il aurait posĂ© sa main sur l’Ă©paule de l’adolescente et lui aurait dit qu’il aimerait « faire sa connaissance » avant d’ĂŞtre interrompu par l’arrivĂ©e d’une amie de la jeune fille, qui a ensuite fait part de la scène aux enquĂŞteurs.

Luc Tangorre lui aurait Ă©galement proposĂ© un rendez-vous le lendemain Ă  l’Ă©cart, selon le rĂ©cit de l’adolescente, citĂ© par le quotidien rĂ©gional Le Progrès.

Luc Tangorre, figure judiciaire des annĂ©es 80 et qui rĂ©side dĂ©sormais dans la rĂ©gion lyonnaise, a Ă©tĂ© identifiĂ© par les enquĂŞteurs après un rĂ©cent vol Ă  l’Ă©talage. Il a Ă©galement Ă©tĂ© reconnu par la victime lors de sa garde Ă  vue. Mis en examen pour « corruption de mineur », il a Ă©tĂ© placĂ© en dĂ©tention.

« Coupable à tout prix »

En 1983, le premier procès de Luc Tangorre avait suscitĂ© un vif intĂ©rĂŞt mĂ©diatique. L’accusĂ©, alors Ă©tudiant en sport, avait toujours niĂ© les faits qui lui Ă©taient reprochĂ©s, criant Ă  l’erreur judiciaire après sa condamnation Ă  15 ans de prison pour quatre viols, une tentative et six attentats Ă  la pudeur commis dans les quartiers sud de Marseille entre 1979 et 1981.

Une partie de la presse et un comitĂ© de soutien avaient alors pris la dĂ©fense de ce « coupable Ă  tout prix », comme l’avait dĂ©signĂ© la chercheuse au CNRS Gisèle TichanĂ© dans un livre paru sur l’affaire.

L’homme avait obtenu finalement une grâce prĂ©sidentielle partielle de François Mitterrand et Ă©tait sorti de prison le 15 fĂ©vrier 1988.

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