Le ministère de la Justice entend lutter contre les portables en prison, en installant un tĂ©lĂ©phone fixe dans chaque cellule des 186 Ă©tablissements pĂ©nitentiaires de France. Un phĂ©nomène de taille que la Direction de l’administration pĂ©nitentiaire (DAP) peine Ă  endiguer. Selon l’administration pĂ©nitentiaire, 19.339 tĂ©lĂ©phones portables et accessoires ont Ă©tĂ© saisis dans les prisons françaises au cours du seul premier semestre 2017, pour une population carcĂ©rale de plus de 68.000 dĂ©tenus. Soit une moyenne de près d’un portable en circulation pour trois dĂ©tenus.

« Il y a quasiment un portable par dĂ©tenu. Certains en possèdent mĂŞme plusieurs tandis que d’autres font office de ‘mules’. Ils gardent les portables des autres cachĂ©s dans leur cellule en Ă©change de protection », expliquait Ă  L’Express Arthur Frayer, un journaliste ayant travaillĂ© comme surveillant pĂ©nitentiaire et auteur d’un livre, Dans la peau d’un maton.

De la rue Ă  la promenade

Les téléphones entrent en majorité par les parloirs des prisons, apportés illégalement par les familles des détenus. Les smartphones ont fait leur apparition dans les prisons et de nombreux détenus restent actifs sur les réseaux sociaux malgré leur incarcération. D’autres téléphones passent tout simplement au-dessus des murs des établissements pénitentiaires, lancés par des complices durant les heures de promenade des prisonniers.

À la prison de Fleury-Mérogis, le délit le plus jugé au sein des commissions de discipline est la détention de téléphone. Bien que les détenus soient souvent envoyés au mitard en cas de détention, cette peine ne semble pas endiguer le problème, comme l’explique Le Monde.

Brouilleurs obsolètes

Si 804 brouilleurs ont Ă©tĂ© installĂ©s dans les prisons françaises, ils seraient en rĂ©alitĂ© dĂ©jĂ  obsolètes…la suite sur Bfm

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