đŸ‡«đŸ‡· Plus de 19.000 portables saisis en prison en 6 mois…

Le ministĂšre de la Justice entend lutter contre les portables en prison, en installant un tĂ©lĂ©phone fixe dans chaque cellule des 186 Ă©tablissements pĂ©nitentiaires de France. Un phĂ©nomĂšne de taille que la Direction de l’administration pĂ©nitentiaire (DAP) peine Ă  endiguer. Selon l’administration pĂ©nitentiaire, 19.339 tĂ©lĂ©phones portables et accessoires ont Ă©tĂ© saisis dans les prisons françaises au cours du seul premier semestre 2017, pour une population carcĂ©rale de plus de 68.000 dĂ©tenus. Soit une moyenne de prĂšs d’un portable en circulation pour trois dĂ©tenus.

« Il y a quasiment un portable par dĂ©tenu. Certains en possĂšdent mĂȘme plusieurs tandis que d’autres font office de ‘mules’. Ils gardent les portables des autres cachĂ©s dans leur cellule en Ă©change de protection », expliquait Ă  L’Express Arthur Frayer, un journaliste ayant travaillĂ© comme surveillant pĂ©nitentiaire et auteur d’un livre, Dans la peau d’un maton.

De la rue Ă  la promenade

Les tĂ©lĂ©phones entrent en majoritĂ© par les parloirs des prisons, apportĂ©s illĂ©galement par les familles des dĂ©tenus. Les smartphones ont fait leur apparition dans les prisons et de nombreux dĂ©tenus restent actifs sur les rĂ©seaux sociaux malgrĂ© leur incarcĂ©ration. D’autres tĂ©lĂ©phones passent tout simplement au-dessus des murs des Ă©tablissements pĂ©nitentiaires, lancĂ©s par des complices durant les heures de promenade des prisonniers.

À la prison de Fleury-MĂ©rogis, le dĂ©lit le plus jugĂ© au sein des commissions de discipline est la dĂ©tention de tĂ©lĂ©phone. Bien que les dĂ©tenus soient souvent envoyĂ©s au mitard en cas de dĂ©tention, cette peine ne semble pas endiguer le problĂšme, comme l’explique Le Monde.

Brouilleurs obsolĂštes

Si 804 brouilleurs ont Ă©tĂ© installĂ©s dans les prisons françaises, ils seraient en rĂ©alitĂ© dĂ©jĂ  obsolĂštes…la suite sur Bfm