Ce jeudi, la garde des Sceaux Nicole Belloubet a visité pour la première fois la plus grande prison d’Europe. Elle en a profité pour se renseigner sur les quartiers dédiés à la radicalisation de Fleury et les spécificités d’une maison d’arrêt des femmes.

Une curiosité non-feinte. Et des questions sur les conditions de travail et de détention à l’attention du personnel et des pensionnaires de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis, la plus grande prison d’Europe.

La ministre de la Justice Nicole Belloubet a profité de sa première visite dans une maison d’arrêt dédiée aux femmes, ce jeudi, mais aussi de son passage au sein du quartier d’évaluation de la radicalisation, pour prendre de précieux renseignements de terrain. « Je cherche juste à comprendre », a-t-elle ainsi rassuré une contractuelle de santé, en lui demandant pourquoi des détenues n’avaient pas pu voir de psychologues après une fausse couche.

Accompagnée de Nadine Picquet, la directrice de la prison et de Josiane Chevalier, la préfète de l’Essonne, la garde des Sceaux a donc découvert ce lieu où vivent 4 500 détenus. « Des annonces seront faites début février sur la question des détenus radicalisés », a-t-elle indiqué en préambule. « Mais je suis contente de pouvoir échanger avec tout le monde ici », a-t-elle immédiatement repris. « Chacun avait à cœur de lui expliquer ce qu’il faisait et de lui exprimer les besoins, souligne une employée de l’administration pénitentiaire. Pas des doléances, mais plutôt pour montrer le savoir-faire. »

Des téléphones dans les cellules, « cela ne se fera pas du jour au lendemain »

Nicole Belloubet s’est ensuite expliquée à propos du téléphone qui sera installé dans chaque cellule de France.

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