🇫🇷 Macron accuse le FN d’avoir radicalisĂ© le mouvement de protestation des surveillants pĂ©nitentiaires

Alors que les surveillants pĂ©nitentiaires sortent difficilement d’une crise historique, soutenus par une majoritĂ© de Français.

Emmanuel Macron accuse en privĂ©, le FN d’avoir infiltrĂ© les syndicats pĂ©nitentiaires tout en critiquant leur faiblesse. Le FN aurait donc radicalisĂ© le mouvement social.

Selon Emmanuel macron toujours, le syndicat FO-pĂ©nitentiaire est noyautĂ© par le FN, ce qui explique sa position jusqu’au-boutiste.

Jean-Claude Mailly, aurait été contacté par la ministre de la justice Nicolle Beloubet, et lui aurait déclaré ne pas bien connaitre la partie pénitentiaire Force ouvrière.

Source : Valeurs actuelles

4 Commentaires

  1. En effet, il s’agit donc des anciens de la division Charlemagne qui se sont dĂ©guisĂ©s en manifestant FO- pĂ©nitentiaire…, pourquoi pas 666 ?

    « Plus le mensonge est gros, plus il passe. »
    Joseph Goebbels

    Donc pour notre prĂ©sident si j ‘ai bien compris (?), un mouvement social entre des intĂ©gristes et des fachos ?
    Donnez votre avis svp

  2. Le FN ce ne sont pas des fachistes, par contre fo sont bien des communistes et Marcon un crétin de premier ordre, il aurait pu jouer le général Hux dans le dernier star wars !

  3. Prisons, EHPAD : la gestion catastrophique du gouvernement
    By: EU2017EE Estonian Presidency – CC BY 2.0

    Les ministres experts du gouvernement sont en train de démontrer qu’ils sont des employeurs socialement beaucoup moins responsables que les entreprises qu’ils prétendent réglementer.

    Par Éric Verhaeghe.

    On le sait, les capacités managériales de Nicole Belloubet, ministre de la Justice, ont fait transpirer à grosses gouttes Emmanuel Macron. Le conflit social dans les prisons a soudain révélé une faille dans la carapace gouvernementale.
    La pratique de l’accord minoritaire au ministère de la Justice

    Il aura fallu 13 jours pour que la sortie de crise s’amorce dans les prisons. Pour ce faire, la ministre a signé un accord minoritaire au moment même où les ordonnances Macron font l’éloge de l’accord majoritaire. Seule l’UNSA (40% des voix) a signé un relevé de conclusions conspué par FO et la CGT.

    On lira utilement les conclusions des non-signataires pour comprendre la méthode utilisée par la ministre pour « casser la grève ». Dans la pratique, le gouvernement a réduit la gestion du conflit à une relation bilatérale avec un seul syndicat bienveillant, reçu en priorité et avec lequel l’essentiel de la négociation s’est déroulé dans la dernière journée.

    Combien d’entreprises d’une taille analogue à l’administration pénitentiaire s’offrent encore le luxe de centrer leurs discussions sur un seul syndicat pour résoudre les questions vitales ? L’exemple des (non-)accords de compétitivité de Pimkie ou de PSA montre que cette technique éculée n’a plus sa place dans le secteur privé. Une fois de plus, l’État donneur de leçons aux entreprises a dévoilé le visage d’un État employeur dépassé par l’ampleur de sa tâche.
    Un accord obsolète

    Au passage, la lecture des mesures prises par la Chancellerie pour résoudre la crise laisse un peu rêveur. Une grande partie de la solution est liée à l’augmentation des moyens en personnels et des primes. On peut comprendre l’utilité de ces mesures. On reste néanmoins un peu sur sa faim.

    Combien d’entreprises apportent-elles encore aujourd’hui une solution financière au mal-être des salariés ou aux difficultés qu’ils rencontrent dans l’exercice de leurs missions ? Il suffit de comparer le complexe dispositif dans le domaine de la pénibilité avec l’accord finalement retenu par la Chancellerie pour mesurer la faible attention apportée par le service public au confort de ses salariés.

    Là encore, il n’est pas sûr qu’une entreprise privée de taille analogue pourrait s’offrir le luxe de régler les problèmes avec aussi peu d’imagination.
    Les « capacités managériales » d’Agnès Buzyn

    On se souvient qu’à la mi-décembre, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a sorti une phrase bien sentie sur le manque de « capacités managériales » dans un certain nombre de maisons de retraite désormais appelées pudiquement EHPAD. Elle se ramasse aujourd’hui une grève en bonne et due forme sur l’ensemble du territoire.

    Combien de patrons auraient survécu à une bourde de ce genre ? Il faut une étrange conception du management pour expliquer publiquement que la grogne des personnels provient d’une faiblesse du commandement intermédiaire. Car, même si c’est vrai, un dirigeant d’entreprise sait que l’aveu public qu’il peut en faire ne fera qu’aggraver le mal.

    Ce faisant, on s’interrogera sur le savoir-faire de la ministre en situation de commandement. Personne n’a de doute sur ses capacités techniques dans le domaine médical. En revanche, ses performances tant sur le plan de l’économie de la santé que sur son approche de la diversité d’opinion laissent un peu perplexe.
    Une absence de réponse qu’aucune entreprise ne pourrait se permettre

    S’agissant des EHPAD, l’absence de réponse ministérielle sur le fond souligne une fois de plus l’incapacité de l’État employeur à se mettre au niveau des entreprises privées. On lira d’ailleurs la tribune des organisations syndicales concernées (truffée de fautes d’orthographe) pour mesurer le naufrage managérial que représente la gestion buzynienne des dossiers.

    On y apprend que la ministre refuse de recevoir les représentants syndicaux en grève. Mais dans quelle entreprise le patron refuse-t-il de rencontrer les salariés qui en font la demande collective… Ce genre de petit geste de mépris serait durement payé dans la presse.
    Une crise très prévisible

    La tension dans les EHPAD et les hôpitaux n’est pas nouvelle. Ces organisations sont soumises à d’intenses pressions financières et à des contraintes délirantes. La logique de concentration constante des établissements, au nom du dogme technocratique du big is beautiful déshumanise progressivement les structures.

    La gestion mal ficelée des 35 heures dans la foulée de la suicidaire Martine Aubry oblige les personnels à travailler à flux tendu… les jours où ils sont là, pendant qu’ils empilent des congés délirants qu’ils peuvent difficilement prendre.

    Que ces personnels se heurtent désormais à un mur de la part de la ministre illustre là encore la pauvreté managériale des services de l’État, pourtant toujours prompts à donner des leçons aux entreprises. Le malaise global de ces structures, le fort taux de conflictualité qui y sévit, la souffrance au travail qui y règne, exigent de l’employeur final, ou du donneur d’ordre qu’est l’État, une prise en compte en bon père de famille.

    Là encore, l’opinion publique ne tolérerait un pareil mépris pour le « petit personnel » d’aucune entreprise privée. Seule la technostructure drapée dans la dignité de « l’intérêt général » peut se permettre de fouler au pied avec autant de morgue les principes élémentaires d’un management socialement responsable.
    Le gouvernement des experts est-il adapté aux temps de crise ?

    Les prisons comme les EHPAD montrent les limites d’un recours au gouvernement des experts. Par temps de paix, si l’on ose dire, ces experts sont parfaits. Ils peuvent déployer toute l’étendue de leur savoir.

    Mais que le vent se lève et que la colère gronde, alors… ces capitaines de pédalos se révèlent autant de handicaps pour franchir les obstacles. Leur raideur et leur incapacité à réagir de façon agile aux difficultés peut transformer un coup de vent en tempête.

    C’est que l’art de gouverner dans les salons parisiens, bien connu d’Emmanuel Macron, n’a rien à voir avec l’art de naviguer sur un océan battu par les vents. Les petites manies qui font la fortune des courtisans dans les dîners en ville sont autant de défauts qui agacent des Français peu habitués à l’esprit de coterie.

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    Sur le web

    Par Éric Verhaeghe
    Nos dossiers spéciaux: Agnès Buzyn EHPAD Emmanuel Macron Nicole Belloubet Prisons

    Éric Verhaeghe
    eric-verhaeghe.fr

    Éric Verhaeghe est prĂ©sident de Tripalio. Ancien Ă©lève de l’ENA, il est diplĂ´mĂ© en philosophie et en histoire. Écrivain, il est l’auteur de « Faut-il quitter la France ? » (Jacob-Duvernet, avril 2012). Il anime le site « Jusqu’ici tout va bien » http://www.eric-verhaeghe.fr/
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