Après les deux semaines de blocage lors du mouvement national qu’a connu les prisons françaises, les sanctions pleuvent sur le Centre pĂ©nitentiaire de Perpignan.

Les syndicats dénoncent un acharnement de leur direction. « La direction enchaîne les travers pour essayer de nous faire payer coûte que coûte le mouvement le plus dur de la région » tempêtent Johann Reig, délégué départemental de l’Ufap-Unsa Justice, Frédéric Jenot de FO Pénitentiaire et Stéphane Quintin pour la CGT.

Les responsables syndicaux dénoncent plus de quatre cents retenues sur salaire localement distribuées à ce jour. « Alors même que l’administration centrale avait décidé que rien ne devait être décompté à personne avant le 20 janvier, le directeur de Perpignan a contourné cette directive en tentant de doubler l’addition pour certains de nos collègues ».

Ils poursuivent « La hiérarchie locale ne voulant rien savoir, nos organisations négocient donc directement avec le ministère ».

Ces sanctions touchent l’ensemble du personnel, surveillants, personnels techniques et administratifs. « Une mĂ©thode totalement acharnĂ©e, disproportionnĂ©e », rappelant que le dĂ©brayage des surveillants rĂ©pondait Ă  une insĂ©curitĂ© derrière les barreaux devenue « intolĂ©rable ».

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