L’enquĂŞte visant l’administration pĂ©nitentiaire pour « non-assistance Ă  personne en danger », après l’agression d’un dĂ©tenu de Fresnes conclut Ă  un non-lieu.

Elle avait commencĂ© en novembre 2008. Ă€ l’Ă©poque, un dĂ©tenu estonien assène deux coups de poings Ă  son codĂ©tenu, dans leur cellule de la maison d’arrĂŞt. Sa victime, Slaheddine El Ouertani, est dĂ©couverte inanimĂ©e par un surveillant et tombe dans le coma.

En dĂ©tention provisoire pour une affaire dans laquelle il sera finalement blanchi, ce Tunisien sans-papiers ne se rĂ©veille que trois mois plus tard, atteint d’une hĂ©miplĂ©gie et handicapĂ© Ă  80%. Son agresseur avait Ă©tĂ© condamnĂ© en 2013 Ă  trois ans de prison, dont un avec sursis.

Le Tunisien, un temps menacĂ© d’expulsion en 2012 avant d’ĂŞtre rĂ©gularisĂ©, reprochait sa prise en charge tardive et son transport en fauteuil roulant jusqu’Ă  l’infirmerie, quatre Ă©tages plus bas, susceptible d’aggraver son Ă©tat.

Europe 1